EN DIRECT – L’aéroport fermé jusqu’à dimanche prochain

21 h 10 – Sonia Backes prend la parole.

La présidente de la province Sud s’est exprimée ce dimanche soir sur sa page Facebook. Voici son message, lié aux dernières déclarations d’Emmanuel Macron.
“Remettons dans le contexte… Le président de la République qui s’est vu opposer le fait qu’il n’avait plus les 3/5eme pour passer le dégel du corps électoral depuis le positionnement de Marine Le Pen demandant le retrait, a rappelé que le congrès de Versailles n’était pas la seule solution pour le faire passer. Mais qu’il pouvait aussi passer par référendum national. Évidemment, personne ne souhaite être pris en otage par des citoyens français qui ne connaissent pas le sujet calédonien, mais cette ”menace” était aussi là pour prouver sa détermination à faire respecter la démocratie. D’ici là, on espère que le bureau du FLNKS qui se tient demain prendra la perche tendue par le président pour reprendre le dialogue. En attendant, les forces reprennent du terrain. Doucement mais sûrement. Sans mort malgré les snipers qui tirent sur les forces de l’ordre.”

21 h 00 – On en sait plus sur le décès de vendredi.

Le procureur de la République a donné des détails, ce dimanche soir, sur les circonstances du drame survenu vendredi après-midi à Dumbéa, à proximité du Médipôle. Un policier, qui n’était pas en service et qui s’est retrouvé sous la pression d’émeutiers, a tiré un coup de feu sur un homme de 48 ans, le blessant mortellement au thorax. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

19 h 50 – Nicolas Metzdorf sur la ligne présidentielle.

Dans un communiqué diffusé ce dimanche soir, le député de la deuxième circonscription évoque la position du chef de l’Etat : le projet de loi passera par un accord local… ou une consultation de tous les Français. Cela lui convient.

“Le référendum national envisagé par le Président de la République est un rappel à ceux qui pensaient que faute de majorité au congrès de Versailles il se verrait obligé de reculer. Le FLNKS et d’autres n’auraient pas dû ‘titiller’ le chef de l’État sur ce sujet. Il n’y a qu’une chose à faire pour ceux qui veulent éviter ce référendum: revenir à la table des négociations rapidement et sans poser de nouvelles conditions. Nous y sommes déjà assis.”

18 h 20 – Philippe Gomès n’a pas aimé ce qu’il a lu.

L’idée, avancée par le président de la République, Emmanuel Macron, d’organiser un référendum au niveau national pour trancher sur la question calédonienne si les élus locaux n’arrivent pas à se mettre d’accord, est “un non-sens dangereux”, écrit Philippe Gomès, ce dimanche, pour le parti politique Calédonie Ensemble. “En l’état actuel de la cote de popularité présidentielle, et du probable résultat catacylismique de la liste présidentielle aux européennes, on peut s’attendre à un non massif à la question posée…” Il conclut de manière ironique. “Je ne saurais terminer cette mise au point sans lui suggérer, dans l’hypothèse où il mettrait son idée à exécution, de renforcer les effectifs de gendarmes et de policiers dans notre pays. Et d’y ajouter quelques bataillons militaires. Le 11e choc et le commando Hubert ne seront pas de trop.”

18 h 15 – L’aéroport fermé jusqu’à dimanche prochain.

La date de réouverture de l’aéroport international de La Tontouta est repoussée au dimanche 2 juin pour les vols commerciaux. La fermeture, au total, sera donc de minimum trois semaines. “Pour obtenir des informations actualisées et spécifiques à leur vol, les passagers sont encouragés à contacter directement leur compagnie aérienne”, est-il indiqué.

17 h 00 – Et maintenant ?

Combien de temps la crise va-t-elle durer ? L’état d’urgence sera-t-il levé dans la nuit de lundi à mardi, comme l’espère le président de la République ? On se pose la question.

13 h 20 – Garde à vue prolongée pour le policier.

Le procureur de la République, Yves Dupas, a évoqué au micro de RRB le décès d’un homme de 48 ans vendredi à Dumbéa, tué par par un policier qui n’était pas en service. “L’enquête est en cours, cette mesure de garde à vue du policier a été prolongée hier soir : je confirme que ce policier et son collègue se sont rendus au centre hospitalier pour un motif privé, personnel, et qu’ils n’étaient pas en service (…) Ils ont évolué dans un contexte de forte hostilité à leur égard. J’en dirai davantage au cours de l’après-midi à l’occasion d’un communiqué de presse sur cette procédure.”

13 h 00 – Mobilisation maintenue en Brousse.

Le relais CCAT Tîrî, notamment présent à Sarraméa et à La Foa, n’appelle pas explicitement à la levée des barrages.

12 h 40 – Un discours de paix.

“En Nouvelle-Calédonie, les églises restent un des lieux où tous peuvent se rencontrer”, rappelle l’archevêque de Nouméa, Monseigneur Calvet, dans un entretien donné au quotidien La Croix.

12 h 30 – Le regard d’Amnesty International.

Dans une vidéo publiée hier, l’ONG Amnesty International prend position dans la crise calédonienne, marquée par “de violentes émeutes” et un bilan humain “lourd”. En conséquence, ”nous appelons les autorités françaises à respecter les droits fondamentaux du peuple kanak“, est-il notamment dit.

12 h 20 – Un jour particulier.

Ce dimanche, c’est la Fête des mères. Malgré le contexte tendu en Calédonie, on n’oublie pas de témoigner son amour pour celles qui ont donné la vie.

12 h 10 – Plus de 30 incarcérations.

Depuis treize jours, il y a eu ”349 procédures de garde à vue”, dont 44 concernent des mineurs. Cela a engendré ”55 déferrements” et 33 incarcérations, a indiqué le procureur de la République, Yves Dupas, au micro de RRB ce dimanche midi.

12 h 05 – Pas encore le grand calme dans le Grand Nouméa.

”On est encore loin de l’apaisement”, note le maire du Mont-Dore, Eddie Lecourieux, cité par nos confrères de RRB. De nouveaux incendies ont eu lieu la nuit dernière. Du côté de Païta, un dock du club de motocross a pris feu durant la nuit.

11 h 10 – Des nouvelles de Maré.  

Le Royaume de Gureshaba, à Maré, interpelle ”l’État français sur sa responsabilité face à la situation ainsi créée”, demande une assignation à résidence pour plusieurs dirigeants loyalistes, ”exige du gouvernement central français le retrait” ou la ”suspension du texte sur le dégel du corps électoral, afin de ramener le dialogue dans notre pays”, et souhaite ”la démission du Haussaire”.

10 h 30 – Maintien ou non de l’état d’urgence ?

”Il y a des individus qui restent très radicalisés, et qui ne sont pas des militants politiques”, assure Marie Guevenoux, ministre déléguée chargée des Outre-mer. Ce ”sont en fait des individus qui, peut-être en prenant appui sur l’idée de l’indépendance, font du trouble à l’ordre public de façon très sérieuse, très violente”. 

9 h 30 – Le message de la reine des bassins.

La nageuse calédonienne Lara Grangeon, qui vise une nouvelle qualification olympique, a adressé un message de ”soutien” à la Calédonie, alors que les barrages et les émeutes perdurent depuis treize jours. Avec émotion, mais aussi avec l’espoir que le Caillou devienne ”cette terre de parole, de partage”.

7 h 40 – Un référendum pour tous les Français ?

Dans le vol le ramenant de Calédonie jusqu’en Métropole, samedi, le président de la République, Emmanuel Macron, s’est confié au quotidien Le Parisien, lequel publie un article ce dimanche matin. Il y évoque la possibilité, à tout moment, de soumettre la réforme (contestée par les indépendantistes) du dégel du corps électoral calédonien au vote de l’ensemble des Français, par le biais d’un référendum. “Je peux aller à tout moment au référendum“, a-t-il dit.

Le chef de l’Etat précise néanmoins qu’il préfère qu’un accord global soit trouvé entre les différents partis politiques du Caillou, “un accord global qui viendrait enrichir le texte déjà voté par le Parlement“.

Après avoir réaffirmé qu’il ne passerait pas en force, il a dit ceci au Parisien : “j’assume un geste d’apaisement et d’ouverture mais je ne prendrai jamais de décision de report ou de suspension sous la pression de la violence”.

7 h 30 – Prudence avec Messenger.

”La ville de Nouméa tient à alerter ses administrés de tentatives d’arnaques et d’escroqueries via les réseaux sociaux en cette période de crise”, écrit la municipalité dans un communiqué daté de samedi.

“Une dizaine de faux profils usurpant l’identité de Sonia Lagarde proposent depuis quelques jours des aides financières et alimentaires à leurs interlocuteurs via la messagerie Messenger. Il s’agit de tentatives d’escroqueries, dans le seul but de soutirer leurs coordonnées bancaires et données personnelles à des personnes déjà fragilisées par la crise actuelle. L’aide alimentaire proposée par la ville de Nouméa est apportée exclusivement par son centre communal d’action sociale (CCAS), en aucun cas par des propositions sur les réseaux sociaux. La ville de Nouméa invite une fois de plus ses administrés à la plus grande vigilance, à ne pas communiquer d’informations personnelles et à bloquer ou signaler tout compte frauduleux.”

7 h 20 – L’avis des coutumiers.

Le Conseil coutumier Drubea-Kapomë (CCDK) s’est positionné vendredi, dans un communiqué signé par son président, John Rock Tindao. Il y est dénoncé ”la répression excessive” des forces de l’ordre ”sur nos terres coutumières, notamment à la tribu de Bangou”. Dans le même temps, le CCDK ”condamne avec fermeté les actes de pillages et de pyromanies, et appelle à des postures intelligentes et responsables”. Le Conseil poursuit en rappelant que ”l’Accord de Nouméa est toujours en vigueur et qu’il appartient aux signataires locaux (indépendantistes et loyalistes) d’arrêter les calculs politiciens et de trouver des solutions viables pour le pays, notamment la question de la protection du droit autochtone”. Enfin, avant d’apporter son soutien aux ”familles endeuillées”, le CCDK ”tient à alerter les populations du Nord et des Îles (CCAT et citoyens) de continuer à nouer des liens intercommunautaires, pour prouver que le destin commun est bien vivant et non utopique”.

6 h 50 – Marie Guevenoux fait le point.

“La situation en Nouvelle-Calédonie demeure très difficile pour les habitants de l’île, en particulier dans le Grand Nouméa”, écrit Marie Guevenoux dans un communiqué publié ce dimanche matin. “Nous déplorons la mort d’une septième personne. Nos pensées vont à ses proches. L’État met tout en œuvre pour rétablir l’ordre, assurer la sécurité de nos concitoyens, grâce à l’action des forces de police et de gendarmerie, et permettre à chacun de retrouver des conditions de vie quotidienne normales aussi rapidement que possible”, poursuit la ministre déléguée chargée des Outre-mer. “Dans le cadre du processus de désescalade que le président de la République a appelé de ses vœux lors de son déplacement en Nouvelle-Calédonie le 23 mai 2024, plusieurs initiatives politiques notables sont intervenues permettant d’avancer dans la voie tracée par le chef de l’État. Elles doivent désormais se traduire par la levée de barrages et le retour au calme dans les délais les plus brefs.”

La ministre, actuellement en Calédonie, ajoute que “la mission de médiation et de travail, qui a été installée par le chef de l’État, a, pour sa part, commencé son travail d’écoute et de prise de contact dans le but de renouer les fils du dialogue politique avec un esprit d’ouverture et d’impartialité et avec la perspective de faire émerger les voies et les conditions d’un accord global avec les acteurs calédoniens. La poursuite de ce processus au profit de tous les habitants de la Nouvelle-Calédonie impose à chacun un esprit de responsabilité qui, seul, permettra de dessiner des voies d’avenir.”

6 h 30 – Nicolas Metzdorf s’exprime.

Le député de la deuxième circonscription a évoqué la situation dans une déclaration publiée samedi soir. Après les « déclarations de la CCAT, tout le monde aura désormais compris que le texte sur le dégel n’était qu’un prétexte. Le prétexte d’une branche, une branche radicalisée de la mouvance indépendantiste pour obtenir par la rue ce qu’elle n’a pas obtenu par les urnes. À savoir la ”pleine souveraineté”, mensonge lexical qui ne veut rien dire d’autre que ”l’indépendance”. Trouver un accord dans ce contexte sera difficile, pas impossible, mais difficile. Difficile puisque déjà nous n’y sommes pas arrivés jusqu’ici », a-t-il notamment écrit.

6 h 00 – Que pense le FLNKS ?

Le Front a réagi, par communiqué, au lendemain de la visite du président de la République. Comme souvent, le FLNKS souffle le chaud et le froid, appelant au calme et à desserrer l’étau sur les axes principaux, mais exigeant, en autres, du chef de l’Etat qu’il annonce le retrait du texte de loi constitutionnelle visant à dégeler le corps électoral calédonien. Quelques heures plus tôt, c’est le responsable de la CCAT qui avait pris la parole, cette fois devant une caméra.

5 h 50 – Le quartier de Kaméré est sécurisé.

La nuit de vendredi à samedi avait été brûlante à Kaméré, avec des logements incendiés et une trentaine d’habitants évacués par la mer, avec l’appui du GIGN. Dans la journée qui a suivi, les forces de l’ordre ont pénétré dans ce quartier de Nouméa. Les moyens engagés ont été importants : deux hélicoptères, deux escadrons de gendarmerie mobile, des policiers nationaux et des membres du RAID. Résultat : une zone désormais “sécurisée, grâce à l’action conjointe de la gendarmerie et de la police”, explique le Haut-commissariat, qui précise : “les opérations de sécurisation se poursuivent sur l’ensemble du territoire grâce à l’engagement continu des forces de sécurité intérieure”.

5 h 30 – Le tir mortel venait d’un policier qui n’était pas en service.

“L’altercation” survenue vendredi après-midi à proximité d’un barrage près du Médipôle a occasionné “un drame” qui n’a pas eu lieu “lors d’une opération de police” : il s’agissait en effet “d’un policier en civil, qui n’était pas en service”, a précisé samedi soir, au micro de France Info, Marie Guevenoux, ministre déléguée chargée des Outre-mer.

Que s’est-il passé vendredi en milieu d’après-midi à Dumbéa ? Le policier en civil “a été pris à partie par une vingtaine d’individus dans le cadre d’un barrage (…) Dans des circonstances qui resteront à déterminer, il y a eu visiblement un échange de coups, et ensuite cette personne”, un barricadier de 48 ans, “a été retrouvée décédée. Le procureur s’est saisi du dossier, dont l’instruction est en cours. Il faut laisser la justice faire son travail.”

“Il n’y a pas d’opérations de police qui ont mené à la mort de personnes”, insiste la ministre. “Et je pense que c’est extrêmement important de la souligner, à l’heure où nos policiers et nos gendarmes sont engagés sur des théâtres d’opération extrêmement complexes, extrêmement difficiles, faisant face à des émeutes et des choses très difficilement contrôlables, y compris par ceux qui les ont organisées.”

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