Ces dernières semaines, ces derniers mois, institutions et organismes économiques divers ont multiplié les études, les analyses et les bilans de l’insurrection du 13 mai 2024 de la CCAT. Tous et toutes concluent à un effondrement sans précédent de l’économie calédonienne, un fait unique dans l’espace national. La dernière pièce ajoutée à ce lourd dossier est le rapport annuel et financier de la Nouvelle-Calédonie publié le 8 juillet par l’IEOM qui souligne un « choc d’une ampleur sans précédent pour l’économie calédonienne ». Et contrairement à ce que l’on voudrait nous faire accroire, en particulier les indépendantistes et la gauche nationale, ça n’est pas la conséquence de la crise économique dans laquelle la Calédonie était plongée, mais bien de l’insurrection et de la volonté politique des radicaux de tout détruire, pour arracher l’indépendance. On peut tourner la question dans tous les sens, c’est ça la bonne réponse. C’est pour cela que dès qu’il est question d’économie, y compris à Paris, les indépendantistes sont pour le moins embarrassés et cherchent à se défausser. D’autant que si les implacables constats sont là, on ne sait toujours pas très bien comment nous allons nous en sortir. Ce qui est certain aussi, et c’est le second embarras indépendantiste, c’est que nous n’y arriverons pas sans la France. La CCAT a vraiment bien joué !
Nicolas Vignoles



