Après l’annonce du décès d’Eric Michalak, survenu dans la nuit de mardi à mercredi, les hommages ont été nombreux pour saluer la mémoire de cette figure du sport calédonien.
A l’annonce d’un décès, les réactions témoignent souvent de la gentillesse, de la générosité ou de l’implication d’une personne. Le départ d’Eric Michalak, qui s’est éteint dans la nuit de mardi à mercredi, en est l’exemple même. Sa disparition a été largement partagée, commentée et saluée sur les réseaux sociaux. Des anciens étudiants de l’Université de la Nouvelle-Calédonie, où il était devenu au fil des années un des visages phares, des sportifs calédoniens reconnus, des entraîneurs impliqués mais aussi des personnalités politiques. « Au-delà de ses responsabilités et de son parcours, Éric Michalak a su faire rayonner les valeurs du sport en les associant toujours aux dimensions scolaire et humaine, écrit le gouvernement dans un communiqué. Par son sens du partage, son écoute et son attachement à la jeunesse, il a contribué à former non seulement des sportifs, mais aussi des citoyens. »
Pour Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement, Eric Michalak, qui occupait la fonction de directeur du Service universitaire des activités physiques et sportives (SUAPS) était un « homme d’engagement ». « Un homme engagé au quotidien pour notre jeunesse, qui a mis son dynamisme, son expertise et sa force de travail au service de la réussite des jeunes et de la transmission des valeurs du sport, a-t-elle publié sur Facebook. Toujours présent, impliqué dans de nombreux projets, tu savais créer un esprit d’équipe, innover, fédérer. Tu savais susciter “l’adhésion” en responsabilisant chaque individu. (…) Tu avais foi en l’avenir de notre jeunesse et de notre territoire. Tu fais partie de ceux qui ont la Nouvelle-Calédonie au cœur. » Virginie Ruffenach, la nouvelle présidente du Congrès, gardera, elle, le souvenir « d’un homme passionné, généreux et animé par une véritable vision ».
« Précurseur » et « bâtisseur »
Le mouvement sportif n’est évidemment pas resté silencieux face à ce drame alors qu’Eric Michalak, dans les allées de l’UNC ou sur les terrains de futsal, était devenu au fil des années une « personnalité majeure » du sport calédonien. « Eric consacrait son énergie au développement du sport en Nouvelle-Calédonie. Animé par une volonté constante de faire progresser le mouvement sportif, il portait avec conviction des projets ambitieux, toujours guidé par l’intérêt collectif et l’avenir de la jeunesse », salue ainsi le Comité territorial olympique et sportif (CTOS), qui évoque un « précurseur » mais aussi un véritable « bâtisseur ». Deux termes qui ne sont pas galvaudés alors qu’Eric Michalak aura développé le futsal mais aussi le beach soccer ou encore le teqball.
Mais, tout ce qu’il faisait était destiné à cette jeunesse, à cette relève du territoire capable de briller sur le Caillou mais aussi hors des frontières. « Merci mon ami pour tout ce que tu auras apporté au sport universitaire en particulier et à la jeunesse calédonienne de manière générale », conclut ainsi Eric Reuillard, entraîneur du Centre territorial d’athlétisme.
Un rassemblement futsal reporté
La sélection calédonienne de futsal devait initialement se réunir ce samedi afin de poursuivre sa préparation pour les futures échéances. Mais, en raison de la disparition d’Eric Michalak, qui avait été le tout premier sélectionneur des Cagous, la Fédération calédonienne de football a annoncé l’annulation de ce rassemblement. « Une période de dix jours de deuil sera observée en sa mémoire », ajoute la FCF. Le prochain rassemblement de la sélection est désormais fixé au dimanche 26 juillet, à l’Arène du Sud. « Il débutera par un moment de recueillement en hommage à notre ami », poursuit la Fédération.
Claire Gaveau