Ouvert depuis le 8 juin avenue Paul Doumer, le nouveau commissariat de secteur marque une étape importante dans la reconstruction du maillage territorial de la police nationale après les émeutes de 2024. Plus qu’un simple lieu d’accueil pour les usagers, il symbolise le retour progressif d’une présence de proximité à Nouméa.
Depuis quelques jours, les habitants de Nouméa disposent d’un nouveau point d’accueil de la police nationale. Celui-ci se situe avenue Paul Doumer. Derrière cette ouverture se cache pourtant bien plus qu’une simple nouvelle adresse. Pour la police, il s’agit d’une étape importante dans le redéploiement de ses services après les émeutes de mai 2024. « Pendant plusieurs mois, l’une de mes priorités a été de retrouver le positionnement de la police nationale dans les quartiers de Nouméa et de retrouver du bâtimentaire », explique Marjorie Ghizoli, directrice territoriale de la police nationale.
Comme de nombreuses administrations, la police a été durement touchée par les violences de mai 2024. Deux bureaux ont été incendiés tandis que deux autres ont subi d’importantes dégradations, obligeant les services à quitter les lieux. Face à cette situation, l’ensemble des effectifs a été regroupé au commissariat central. Une solution nécessaire dans l’urgence mais qui a rapidement montré ses limites. « Nous nous sommes retrouvés avec la totalité des policiers concentrés sur le central », rappelle Marjorie Ghizoli. Cette centralisation a eu des conséquences aussi bien pour les policiers que pour les usagers. Si la présence sur le terrain a été maintenue grâce aux patrouilles, les habitants ont perdu plusieurs points d’accueil de proximité. « Cette centralisation a été mauvaise pour tout le monde. Quand plusieurs points de prise de plainte se retrouvent réduits à un seul, cela entraîne forcément des délais d’attente plus importants pour les usagers. »
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Delphine Escanes



