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Un potentiel d’hydrogène dans nos sous-sols ?

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a publié le 2 juillet 2026 une note consacrée à l’hydrogène natif, cette ressource souterraine encore mal connue mais porteuse d’espoirs pour la transition énergétique. La Nouvelle-Calédonie y figure parmi les territoires au potentiel géologique identifié, mais encore inexploré à ce jour.

La note scientifique n°50 de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), publiée en juillet 2026 par le député Gérard Leseul et le sénateur Michaël Weber, dresse un état des lieux mondial de l’hydrogène naturel et interroge la stratégie française en la matière. L’hydrogène « naturel » ou « natif », aussi qualifié de « blanc » ou « or », est produit naturellement dans le sous-sol et présent, à l’état gazeux, dans les roches poreuses de la croûte terrestre, généralement mélangé à d’autres gaz comme l’azote, l’hélium ou le méthane. Contrairement à l’hydrogène « vert » ou « gris », il n’est donc pas fabriqué industriellement mais directement extrait du sol, à la manière d’un hydrocarbure. Dans ce cadre national encore balbutiant, la Nouvelle-Calédonie semble pouvoir occuper une place particulière.

La baie de Prony citée parmi les zones propices

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B.Z

Coupe du monde 2026 : l’Espagne, le bourreau des Bleus

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Pour la troisième fois de suite, la France a été battue en demi-finales d’une compétition internationale par l’Espagne, ce mardi à la Coupe du monde 2026 (0-2). Et ce… après avoir gagné ses 9 demies précédentes, sans avoir à affronter l’Espagne.

C’était le choc le plus attendu. Le duel entre les deux principaux favoris, le duel entre la meilleure équipe du moment, l’Espagne, et la meilleure équipe de ces dernières années, la France. La confrontation entre le dernier champion d’Europe et entre le champion du monde 2018 et vice-champion du monde 2022. Pourtant, malgré une expérience certaine sur la scène internationale, force est de constater que l’équipe de France n’a jamais su dérouler son jeu face à la Roja.

Trois défaites de rang

Et, malheureusement, comme cela est souvent le cas ces derniers temps, les hommes de Didier Deschamps, ont une nouvelle fois rompu face à leur rival ibérique. L’Espagne, la bête noire des Bleus ? Certains dirons que cela n’est que superstition, d’autres en revanche se pencheront sur les chiffres. Alors que l’équipe de France était généralement intraitable en demi-finale que ce soit en Coupe du monde, en Coupe d’Europe, en Coupe des confédérations ou encore en Ligue des nations, la Roja est clairement venu mettre à mal cette domination. Ainsi, depuis la demi-finale européenne perdue face à la Tchéquie en 1996 (0-0, 4 tab à 5), les Bleus ont enchaîné neuf succès de rang. On pense évidemment à la Croatie en 1998 grâce à un improbable doublé de Lilian Thuram (2-1) ou encore à la Belgique en 2018 sur une tête rageuse de Samuel Umtiti (1-0).

Une jolie série qui s’est arrêtée lors de l’Euro 2024 lorsque les coéquipiers de Lamine Yamal ont fait chuter la France (2-1). Et la France reste dorénavant sur trois défaites de rang face à l’Espagne en demi-finale d’une grande compétition, avec la Ligue des nations 2025 (5-4) et la Coupe du monde 2026 (2-0). La roue tourne…


Le cauchemar de Lucas Digne

Remplaçant au coup d’envoi de cette Coupe du monde, Lucas Digne, dont la dernière participation à un mondial remontait à 2014, est monté en puissance au point de bouleverser la hiérarchie établie. De remplaçant face au Sénégal et à la Norvège, il est ensuite passé titulaire, reléguant sur le banc Théo Hernandez. Un choix une nouvelle fois confirmé par Didier Deschamps en demi-finale face à l’Espagne. Malheureusement, le latéral droit, qui devrait quitter Aston Villa pour rejoindre le Paris Saint-Germain dans les prochaines semaines, est passé à côté de son match. Alors que les Bleus avaient signé une entrée en matière relativement propre dans ce match décisif, sans pour autant se montrer dangereux, le défenseur a commis l’irréparable : un enchaînement contrôle de la tête et dégagement désastreux, le tout dans sa surface. Une erreur de débutant, qui a profité à Lamine Yamal mais surtout à Mikel Oyarzabal, qui n’a pas tremblé au moment de transformer le penalty (1-0, 20e). Un premier coup de massue, avant un second lorsque William Saliba s’est assis en plein milieu du terrain, terrassé par sa blessure au dos (27e). Une absence préjudiciable alors que les Bleus, à l’heure de jeu, ont concédé un second but (2-0, 58e). Ils ne s’en relèveront pas. Muselés, incapables d’accélérer et de se montrer dangereux, Kylian Mbappé et ses coéquipiers sont éliminés…


C.G.

L’inflation s’accentue en juin, portée par l’énergie

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Selon l’indice mensuel publié par l’Isee, les prix ont progressé de 0,8 % en juin 2026, sous l’effet principal des coûts de l’énergie.

L’indice général des prix à la consommation a progressé de 0,8 % en juin 2026, après une hausse plus modérée de 0,3 % en mai. L’Institut de la statistique et des études économiques (Isee) précise que l’énergie demeure « prépondérante » dans cette dynamique, ses prix ayant bondi de 5,7 % en juin, contre 2,6 % le mois précédent. Cette envolée est directement liée à la hausse des prix des carburants, qui ont augmenté de 9,6 % en juin (après -0,1 % en mai) pour l’essence et de 14 % (après +21,5 %) sur fond de tensions au Moyen-Orient. Sur un an, les prix de l’énergie ont progressé de 19,3 %.

Billets d’avion et alimentation en hausse

Les prix des services progressent également, de 0,2 % après 0,1 % en mai, une évolution portée notamment par le transport aérien international de voyageurs, dont les tarifs bondissent de 3,5 % en juin (après 0,8 % en mai). Du côté de l’alimentation, les prix repartent à la hausse (+0,2 %) après trois mois de stabilité, un mouvement toutefois freiné par le recul des prix de la viande (-0,4 %) et du poisson (-0,4 %).

À l’inverse, les produits manufacturés poursuivent leur repli, avec -0,3 % après -0,2 % en mai, un recul partiellement compensé par la hausse des prix des biens d’équipement ménagers (+0,5 %) et des pièces détachées automobiles (+0,8 %). Sur douze mois, la progression de l’indice général des prix atteint 0,9 %, soit une inflation somme toute modérée.

Les plus modestes davantage à l’abri

Les ménages les plus défavorisés sont relativement épargnés par cette poussée inflationniste. En juin, leur indice des prix progresse de 0,5 %, contre 0,8 % pour l’ensemble des ménages. Et de 0,7 % sur un an, contre 0,9 % pour l’ensemble des ménages. Une hausse là-aussi essentiellement imputable à « l’augmentation des prix de l’énergie » (+3,7 %), en partie compensée par un recul plus marqué des produits manufacturés pour cette catégorie, à -0,7 %.

B.Z

EN IMAGES – 14 juillet : le « Carré Pacifique », une présence remarquée sur les Champs-Elysées

Une soixantaine de militaires du Pacifique, des Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC) et en Polynésie française (FAPF), ont défilé sur la célèbre avenue parisienne lors du défilé du 14 juillet.

Le 14 juillet, 62 militaires du « Carré Pacifique » – 31 pour les Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC) et 31 pour les Forces armées en Polynésie française (FAPF) – ont défilé sur les Champs-Élysées, s’inscrivant ainsi dans le cadre mémoriel marqué par le 80ᵉ anniversaire du retour à Nouméa et à Papeete du Bataillon du Pacifique et des Volontaires de la France libre (1946–2026).

Intégré au groupe des troupes à pied, le détachement Pacifique associe des représentants des trois armées (Terre, Air, Marine), encadrés par les chefs d’état-major interarmées des FANC et des FAPF, deux officiers chefs de blocs, ainsi que des sous-officiers et militaires du rang. Cette composition interarmées et intercommunautaire illustre la singularité des forces françaises déployées dans le Pacifique Sud, où Calédoniens, Polynésiens, Wallisiens et Futuniens sont ensemble au service de la souveraineté française et de la protection des territoires et des populations.

Un hommage aux Volontaires du Pacifique et à leur héritage

La participation du « Carré Pacifique » revêt une portée mémorielle forte alors que cette année 2026 marque les 80 ans du retour triomphant, en 1946, des volontaires océaniens engagés dans les Forces françaises libres, après cinq années de combats en Afrique du Nord, en Italie puis en France. Sur les Champs-Élysées, leur présence incarne la continuité de cet engagement pour la liberté. C’est également une manière de rendre hommage à tous les Océaniens qui sont tombés au combat durant huit décennies pour défendre la France.

A LIRE AUSSI >> A Nouméa, le défilé du juillet en images

Pour les militaires des FANC, ce défilé est aussi l’affirmation d’un attachement profond à la Nouvelle-Calédonie, leur terre d’affectation et souvent d’origine. Jour après jour, ils assurent des missions de souveraineté, de sécurité et d’appui aux autorités civiles, notamment lors de catastrophes naturelles, en partenariat avec les nations de la zone Pacifique. Leur présence à Paris, aux côtés de leurs camarades des FAPF, témoigne de la cohésion des forces françaises du Pacifique et de leur rôle central dans la défense et le rayonnement de la France ultramarine.

En ce 14 juillet 2026, le Carré Pacifique a donc offert une image forte : celle de militaires fiers de leur identité, unis et fidèles à la mémoire de ceux qui, il y a huit décennies, sont revenus victorieux à Nouméa et à Papeete.

J.D.

Morne plaine !

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Mais bien sûr mon pauvre monsieur, vaut mieux des Austerlitz que des Trafalgar, que voulez-vous ! Et donc ce mercredi, à Dallas, ville maudite, ce fut Waterloo morne plaine, une Roja triomphante, un Deschamps dépité et des supporters incrédules, eux à qui on avait promis la lune. Ah la dure loi du sport qui fait que ça ne sont pas toujours les favoris qui l’emportent ! Sans doute certains, y compris en Nouvelle-Calédonie, se réjouiront de ce que la porte de la finale de la Coupe du monde se soit refermée au nez des Bleus. Il y en a toujours, notamment en Nouvelle-Calédonie, qui se réjouissent des tristesses de la France. Une France qui demeure l’une des meilleures équipes au monde, et c’est ce statut comme les stars de l’équipe, qui alimentent notre appétit de victoires et notre soif de trophées. Si les supporters tricolores d’aujourd’hui pleurent leurs illusions perdues, qu’ils se disent qu’ils ont la chance des nantis. Nous, les boomers, dûmes attendre des lustres avant de voir la France commencer à titiller la gloire (Séville, 1982). Ce fut un si long chemin jusqu’à la première étoile ! Cette patience qui nous fut nécessaire pour limiter nos frustrations, nous aide peut-être aujourd’hui à relativiser les échecs de l’équipe de France. Les vieux sont parfois en effet les plus sages.

Nicolas Vignoles

Le dessin du jour #907

Consultez en ligne le dessin de l’édition du 16 juillet 2026 de votre quotidien “La Voix du Caillou”. Notre avenir s’écrit au quotidien…

La voix du Caillou #907

Consultez en ligne l’édition du 16 juillet 2026 de votre quotidien “La Voix du Caillou”. Notre avenir s’écrit au quotidien…

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Eric Michalak, figure du sport universitaire, est décédé

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Eric Michalak, directeur du service des sports de l’UNC et entraîneur reconnu de futsal notamment, est mort à l’âge de 62 ans des suites d’une maladie.

Le sport calédonien est en deuil… Eric Michalak, particulièrement reconnaissable grâce à sa taille, sa voix et ses cheveux blanc, s’est éteint dans la nuit de mardi à mercredi, des suites d’une maladie. “C’est avec une profonde émotion et une immense tristesse que j’ai appris le décès cette nuit de notre collègue, a ainsi écrit Catherine Ris, la présidente de l’Université de la Nouvelle-Calédonie. Sa disparition laisse un vide douloureux dans notre communauté universitaire, et pour celles et ceux qui ont eu la chance de travailler à ses côtés, de partager ses projets et de le côtoyer.”

Eric Michalak, arrivé en 2005 à l’UNC, était en effet une figure de l’établissement alors qu’il était depuis longtemps maintenant le directeur du Service universitaire des activités physiques et sportives (SUAPS), lui qui croyait pleinement aux vertus du sport. “Pendant plus de vingt ans, il a mis son énergie, son imagination, son enthousiasme, sa persévérance et sa générosité au service des étudiantes et étudiants, du sport universitaire et du rayonnement local, régional et international de l’UNC. Des générations d’étudiants et d’étudiantes l’ont croisé au fil de leur parcours à l’UNC. Beaucoup garderont le souvenir d’un enseignant exigeant, toujours disponible, capable d’encourager chacun à se dépasser tout en restant attentif aux autres”, a ainsi poursuivi Catherine Ris.

Du handball au futsal

Mais résumer Eric Michalak à son simple parcours dans les allées de l’Université serait bien réducteur. Ce mercredi, c’est tout le sport calédonien qui est en deuil, lui qui avait initialement goûté aux joies du handball dans son adolescence. Mais, ici, sur le Caillou, c’est dans le futsal qu’il s’est fait un nom tout particulier. Il créé d’abord la section futsal au sein de l’UNC, avec qui il décrochera plusieurs titres de champion territorial, puis il devient le premier sélectionneur de la Nouvelle-Calédonie. Il a également développé, avec plus ou moins de moyens et de réussite, le beach soccer ou plus récemment le teqball. La Nouvelle-Calédonie perd aujourd’hui un véritable passionné.

« Il y a des gens qui savent, mais ne disent rien » : une marche contre les violences à La Foa

Samedi, l’association Cris et pleurs des femmes en partenariat avec la commission de la condition féminine de la commune de La Foa ont organisé une marche de sensibilisation contre les violences faites aux femmes et tous types de violences.

Dès le matin, plus d’une centaine de participants se sont réunis au Centre socioculturel pour un défilé jusqu’au marché, où la couleur verte prédominait à l’appel des organisateurs, « car le vert représente l’espoir ». « Nous voulons faire entendre nos voix et dire stop à toute cette violence. Chaque personne a le droit de vivre en sécurité et respect. L’agression de Ouano nous a beaucoup choqués, des viols et des violences de toutes sortes touchent toutes les communes, tout comme la multiplication des vols », dénonce Sylvette, référente de l’association sur les communes du secteur. Et d’enchaîner : « Nous sommes là pour casser ce silence, que les gens s’expriment et nous demandons des choses concrètes comme un centre d’accueil d’urgence pour que les femmes puissent se réfugier, en toute discrétion, avec les enfants qui sont aussi victimes de ces violences. La jeunesse qui était présente à nos côtés doit aussi prendre conscience face à la violence qu’elle soit verbale ou physique ». Un échange a eu lieu au marché avec les maires de communes présents – Sarraméa, Moindou, Farino et La Foa. Stevens Kaouda, maire de La Foa, a renouvelé son engagement au soutien de la cause et une réunion sera prochainement prévue.

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Solen Le Bagousse

En état d’évasion du Camp-Est, il est surpris en train de cambrioler une épicerie

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En fuite depuis plusieurs semaines après ne pas avoir regagné le Camp-Est, où il purgeait une peine sous le régime de la semi-liberté, un jeune homme de 22 ans a été arrêté en pleine nuit alors qu’il tentait de forcer l’entrée d’une épicerie avec un complice, à Nouméa. Le tribunal correctionnel l’a condamné à un an d’emprisonnement ferme.

La confiance n’aura pas duré longtemps. Placé en semi-liberté par le juge de l’application des peines, le 29 avril dernier, le jeune homme de 22 ans n’a jamais regagné le Camp-Est. Trois semaines plus tard, dans la nuit du 18 au 19 mai, il est surpris, cagoule sur la tête, en train de tenter de cambrioler l’épicerie Go Asia, à Nouméa. Vers une heure du matin, lui et un complice sont repérés en train d’essayer de soulever la devanture du commerce avant que leur tentative ne soit interrompue par une patrouille de police.

Jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Nouméa, le prévenu apparaît effacé. Le regard est souvent baissé. Sa voix est à peine audible. « J’aurais dû rentrer au Camp-Est mais je voulais rester en famille pour la fête des mères et être avec ma copine », raconte-t-il. Plutôt que de se faire discret, le jeune a tenté un nouveau coup. S’il a visé ce magasin, c’est parce qu’il cherchait de « l’argent » et des « bouteilles d’alcool », répond-il. « Je dormais dehors », poursuit-il.

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Jean-Alexis Gallien-Lamarche