En fuite depuis plusieurs semaines après ne pas avoir regagné le Camp-Est, où il purgeait une peine sous le régime de la semi-liberté, un jeune homme de 22 ans a été arrêté en pleine nuit alors qu’il tentait de forcer l’entrée d’une épicerie avec un complice, à Nouméa. Le tribunal correctionnel l’a condamné à un an d’emprisonnement ferme.
La confiance n’aura pas duré longtemps. Placé en semi-liberté par le juge de l’application des peines, le 29 avril dernier, le jeune homme de 22 ans n’a jamais regagné le Camp-Est. Trois semaines plus tard, dans la nuit du 18 au 19 mai, il est surpris, cagoule sur la tête, en train de tenter de cambrioler l’épicerie Go Asia, à Nouméa. Vers une heure du matin, lui et un complice sont repérés en train d’essayer de soulever la devanture du commerce avant que leur tentative ne soit interrompue par une patrouille de police.
Jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Nouméa, le prévenu apparaît effacé. Le regard est souvent baissé. Sa voix est à peine audible. « J’aurais dû rentrer au Camp-Est mais je voulais rester en famille pour la fête des mères et être avec ma copine », raconte-t-il. Plutôt que de se faire discret, le jeune a tenté un nouveau coup. S’il a visé ce magasin, c’est parce qu’il cherchait de « l’argent » et des « bouteilles d’alcool », répond-il. « Je dormais dehors », poursuit-il.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche



