En déplacement en Nouvelle-Calédonie, entre le 3 et le 12 juillet, les députés Mathilde Panot et Bastien Lachaud ont défendu le projet de Jean-Luc Mélenchon d’acter l’indépendance le 1er janvier 2028. Mais, pour cela, ils ont besoin des voix et notamment de celles des indépendantistes.
Dimanche après-midi, pour l’ultime journée des parlementaires de La France insoumise sur le territoire, le FLNKS avait donné rendez-vous à Kaimolo, à Dumbéa Rivière, un « lieu de rencontre » où les indépendantistes ont « l’habitude de se voir, pour les cérémonies coutumières mais aussi pour des espaces de palabre ». L’occasion pour Mathilde Panot et Bastien Lachaud, qui aiment à défendre la « Kanaky-Nouvelle-Calédonie » dès qu’ils le peuvent, de s’offrir un ultime meeting politique. Enfin, celui-ci a surtout pris des allures de grande réunion de famille. Des nombreuses bises, quelques franches accolades, des sourires et surtout la promesse de se donner des nouvelles. Vite, très vite même. Car, il faut parfois regarder la réalité en face, le séjour calédonien des députés insoumis n’était pas une simple visite amicale. Il était avant tout une quête d’électeurs, rien de plus, alors que la prochaine élection présidentielle est d’ores et déjà dans les esprits.
A neuf mois de l’échéance, où le Rassemblement national de Marine Le Pen est actuellement en tête des sondages, Jean-Luc Mélenchon, qui sera candidat pour la quatrième fois, se rêve en une alternative crédible. En 2022, il avait manqué un peu plus de 420 000 voix au leader d’extrême-gauche pour se hisser au second tour de l’élection présidentielle (lire encadré). Peut-il combler son retard en 2027 ? Il en est persuadé. Mathilde Panot et Bastien Lachaud également.
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Claire Gaveau



