Après la conclusion d’un accord de gouvernance par les Loyalistes, le Rassemblement et l’Eveil océanien, à la veille de l’élection du nouveau Congrès, les indépendantistes tentent de faire bonne figure, en affichant un ersatz d’unité.
Selon les termes de cet accord de gouvernance, c’est Virginie Ruffenach pour le Rassemblement qui a été élue à la présidence du Congrès, celle de la commission permanente étant attribuée à Veylma Falaeo pour l’Eveil océanien. L’accord de gouvernance a en effet créé une majorité de 28 élus, et donc une stabilité politique. Il y a quelques jours, Milakulo Tukumuli a justifié son choix de faire cette majorité avec les non-indépendantistes plutôt qu’avec le FLNKS, par le fait que les indépendantistes étaient profondement divisés. Vendredi dernier, à l’occasion de l’élection de l’exécutif du Congrès, les indépendantistes ont fait mine « de s’unir sur l’essentiel », en votant tous, UNI et UC ensemble, pour la candidature de Dominique Fochi au perchoir. « Ce vote démontre que, lorsque l’intérêt supérieur du pays l’exige, les forces indépendantistes savent dépasser leurs différences pour agir avec responsabilité et cohérence », explique l’Union calédonienne dans un communiqué signé de Pierre-Chanel Tutugoro.
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N.V.



