Le Vanuatu a reconnu que les négociations avec la France, qui se sont tenues ces jours derniers au sujet de Matthew et Hunter, avaient échoué. Le Vanuatu envisage maintenant des recours juridiques internationaux. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Johnny Koanapo, qui a dirigé la délégation vanuataise, a évoqué une réelle impasse. Devant la presse locale, il a réaffirmé que les îles Matthew et Hunter ont toujours appartenu au peuple vanuatais et qu’aucun accord sur la délimitation maritime ne pourrait être conclu tant que la souveraineté du Vanuatu sur les deux îlots ne sera pas résolue. Selon Johnny Koanapo, les positions respectives de la France et du Vanuatu sur la question de la souveraineté restaient trop éloignées pour permettre de parvenir à un consensus. S’il assure avoir mené « les négociations de manière constructive, respectueuse, professionnelle et diplomatique, tout en exposant fermement la position du Vanuatu », il a quand même déclaré que le pays du Pacifique n’accepterait aucun arrangement reconnaissant à la France une autorité sur les îles Matthew et Hunter. Et pour lui, la lutte du Vanuatu pour la reconnaissance de sa souveraineté sur les îles Matthew et Hunter se poursuivrait jusqu’à ce que la légitimité de sa propriété sur ces îles soit pleinement reconnue. Johnny Koanapo a également regretté que la Nouvelle-Calédonie ne soit pas associée aux négociations, estimant sans doute que, sur ce point-là , l’appui du FLNKS pourrait faire changer les choses. Mais après les provinciales, la signature de l’accord de gouvernance, et le changement de majorité au Congrès comme au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, il n’est pas certain que le Vanuatu trouve dans les Calédoniens des alliés pour leur accorder la souveraineté sur les deux îlots.
M.M.



