Ce mardi, ils étaient magnifiques tous nos jeunes sur les rangs, garçons et filles et toutes ethnies confondues, ceux des classes défense, les Services Civiques ou ceux de l’escadrille Air Jeunesse, et les autres. On les sentait concernés, impliqués, habités presque par leur responsabilité et leur rôle, désireux d’assumer le lien entre eux et les anciens. Et puis il y a la jeunesse qui tout le week-end dernier s’est mise en évidence au travers d’une impressionnante série de vols, d’agressions et de cambriolages. Des jeunes que leur âge, de 13 à 17 ans, n’empêchent pas d’être délinquants, des jeunes déscolarisés, découtumiérisés, déparentalisés, sortis de tout pour être nulle part, sinon au Camp-Est. Nous avons un problème avec cette jeunesse-là, et certains d’entre nous ont davantage de problèmes avec cette jeunesse-là que d’autres, même s’ils tentent de nous faire croire que ce seraient là les effets de « la colonisation » ! Au sortir de ce week-end marqué par des faits-divers en trop grand nombre et qui nous faisait nous désespérer de tout, la vision de ce 14 juillet, d’une jeunesse qui croit en elle et qui est capable, en dépit de toutes les difficultés, de saisir toutes les opportunités qui s’offrent à elle, pouvait rendre le sourire en effet aux plus déprimés.
Nicolas Vignoles



