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Pour l’amour du sport

Après avoir publié deux ouvrages de référence consacrés à l’histoire de la boxe et à celle du cyclisme en Calédonie, Gérard Cauville administre depuis 2015, la page Facebook « L’histoire du sport calédonien ». Une page qui compte près de 30.000 abonnés.

Après avoir publié deux ouvrages de référence consacrés à l’histoire de la boxe et à celle du cyclisme en Calédonie, Gérard Cauville administre depuis 2015, la page Facebook « L’histoire du sport calédonien ». Une page qui compte près de 30.000 abonnés. Après la parution en 2015 de son ouvrage sur l’histoire du cyclisme calédonien, Gérard Cauville s’est retrouvé en possession de plusieurs centaines, même de plusieurs milliers de photographies. Ne sachant pas trop comment les exploiter, il ouvre une première page sur le réseau social très axée sur la boxe et le cyclisme. Mais au fil du temps, Gérard Cauville trouve ou reçoit des photos concernant d’autres sports et c’est comme cela qu’est née la page « L’histoire du sport calédonien ». Une page Facebook qui a rencontré très vite un vrai succès. « J’ai été vraiment surpris de ce succès, explique Gérard Cauville, étonné par l’engouement qu’a suscité cette page. Aujourd’hui, je compte 28.000 abonnés. Je trouve cela énorme à l’échelle du territoire ». Une page que l’ancien président du comité régional de boxe administre seul. « Je suis sur cette page du matin au soir. Ça me prend une bonne partie de ma retraite », dit-il dans un éclat de rire.

Un travail passionnant qui crée du lien

Pour alimenter sa page, Gérard Cauville dispose déjà d’un « fonds documentaire » impressionnant. Mais comme aux fils du temps, il s’est pris au jeu, Gérard n’hésite pas à passer beaucoup de temps aux archives du territoire, pour aller fouiner et trouver encore plus de documents à proposer à ces abonnés. « Je recherche essentiellement des photographies de journaux d’époque. Je parcours les nombreux numéros de la France Australe, et de bien d’autres supports pour trouver davantage de clichés à présenter » explique Gérard Cauville. Mais ce n’est pas tout. Les abonnés de L’histoire du sport calédonien sont aussi de vraies sources d’informations. « Tous les jours, d’anciens sportifs, des familles d’anciens sportifs m’envoient des photographies. Cela prouve que cette page plait à tout le monde, et pour moi c’est une très grande satisfaction » indique Gérard, qui confie qu’il est « dingue » de sa page Facebook. « Je reçois, de nombreux messages de personnes qui grâce à ma page revoient leurs parents, ou leurs grands-parents » explique
Gérard qui poursuit ainsi « Je suis content de voir que ma page est devenue au fil du temps « la » page de mes 28000 abonnés qui m’aident très souvent en mettant en détail les noms des joueurs des équipes et en me demandant telle ou telle équipe, voire telle personne de leur famille, que je peux avoir dans mes archives. Cela crée un lien ».

De nombreuses pages d’histoire

Un lien tellement fort avec ses abonnés, que Gérard a reçu un jour ce qu’il considère comme la plus ancienne photo de sa collection. « C’est une photo prise en 1891, lors de la création du VCC le Véloce Club Calédonien » explique-t-il. Un cliché rare sur lequel on y voit un vélo un peu spécial puisqu’il s’agit d’un tricycle, mais aussi et surtout l’ensemble des membres du VCC, photo prise lors de l’inauguration du vélodrome de l’Anse Vata. « Les personnes présentes sur ce cliché étaient tous les notables de l’époque, on y voit notamment le maire de Nouméa, Pierre Sauvan », explique Gérard Cauville. L’animateur de cette page Facebook remarquable a vu et revu des centaines, des milliers de photographies, et forcément il a sa préférée, celle qui le touche le plus. « Incontestablement, c’est une photo de François Anewi » explique l’ancien boxeur, puis dirigeant sportif. Cette photo (voir ci-contre), a été prise à Tours le 2 novembre 1958. Ce jour-là devant plus de 5000 spectateurs, le boxeur calédonien devient champion de France des poids moyens, en battant Michel Diouf, après un combat héroïque en 15 rounds.

Le ballon rond en vedette

Sur sa page Facebook, Gérard Cauville parle de tous les sports, sans exception en fonction des images qu’il trouve, ou qu’il reçoit. Mais au nombre de clics, c’est le football qui arrive largement en tête des sports préférés de ses abonnés. « Je me rends compte que les abonnés sont très friands de sports qui n’existent plus, ou qui ne sont plus vraiment pratiqués. La chasse sous-marine en est l’exemple le plus parlant. J’ai de très nombreuses photos et à chaque post il y a de très nombreux clics et partage » conclut Gérard Cauville.

Légende photo 1 : « Gérard Cauville, 73 ans, administrateur de L’histoire du sport Calédonien »
Légende photo 2 : « Tours, 1958. François Anewi champion de France des poids moyens. Photo L’histoire du sport calédonien »

L’Association des écrivains fait peau neuve

Ce soir l’association tient son assemblée générale, l’occasion de faire le point sur quelques dossiers majeurs comme le prochain Salon International du Livre Océanien. Faisons donc un focus sur cette association qui porte la littérature calédonienne.

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Nombreux sont ceux qui écrivent en Nouvelle-Calédonie, mais ils restent bien souvent dans leur coin. C’est pour cela que depuis des années, une association œuvre avec ses moyens pour les mettre en lumière et les accompagner dans leur travail d’écriture. L’association des écrivains de Nouvelle-Calédonie regroupe aujourd’hui une cinquantaine d’auteurs. Elle a récemment modifié ses statuts pour ouvrir ses rangs à tous ceux que le livre, la lecture et la littérature passionnent et nombreux sont ceux qui y ont adhéré. Le but de l’association est d’assurer la promotion et la valorisation des auteurs calédoniens et de leurs ouvrages. Et cela dans un contexte difficile, car à l’image du monde culturel dans son ensemble, la littérature n’est pas épargnée par les restrictions en tous genres. « Les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, explique Yannick Jan, le vice-président, est d’ordre budgétaire, c’est-à-dire que nous n’avons pratiquement plus de subventions. C’est pour cela que nous avons fait la démarche d’élargir notre audience afin d’être accessible au mécénat. Nous allons donc entamer des démarches en ce sens avec la Direction des services fiscaux. L’objectif est donc d’aller chercher des fonds auprès des entreprises et des particuliers. »

Il existe une littérature calédonienne

« Il y a une littérature calédonienne diverse et variée, souligne Yannick Jan. Un chemin tracé par les plus anciens comme Nicolas Kurtovitch, Bernard Berger, Frédéric Ohlen, Léopold Hnacipan, Claudine Jacques, et d’autres qui ont créé l’association. Et aujourd’hui nous constatons avec plaisir l’arrivée de nouveaux auteurs. » Chaque année, l’association publie une revue « Sillages » réalisée sur un thème précis. L’édition 2023, réalisée sous la direction de Kévin Gallot, tourne autour du thème « je mange donc je suis », et une trentaine d’auteurs y ont pris part. Cela permet de faire le constat de la créativité littéraire en Nouvelle-Calédonie autour de poésies, de nouvelles, des textes variés. « Sillages » devrait être disponible à l’occasion du prochain SILO, auquel l’Association des Écrivains devrait participer lors d’une journée au Creipac.

Mieux faire connaitre la littérature calédonienne

L’Association des écrivains ne manquent pas de projets. Sous la houlette de son président, Alexandre Rosada, un gros travail a été réalisé pour mieux faire connaitre les auteurs calédoniens au grand public. L’association est active sur les réseaux sociaux, et de nombreuses vidéos ont été réalisés pour présenter l’association, ses membres et leurs ouvrages. « L’association développe également un partenariat avec le vice-rectorat, souligne Yannick Jan. Nous faisons en sorte que les auteurs calédoniens soient de plus en plus présents dans les collèges et les lycées. » Un partenariat a également été établi avec le cluster 3E, aux termes duquel les écrivains calédoniens interviennent auprès des jeunes dans les établissements scolaires. « Cela nous permet de faire connaitre nos ouvrages, explique le vice-président de l’association, et surtout d’avoir un échange et des interactions avec les jeunes, pour les intéresser à la littérature. »

La relève calédonienne ne manque pas de talents

La Coupe d’Océanie féminine des moins de 19 ans, qualificative pour la Coupe du monde des moins de 20 ans, se joue aux Fidji. Jusque-là, l’équipe du Caillou y a réussi un carton plein. Prometteur avant la suite, imminente.

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Mont-Dore – Contrat de l’eau : un malentendu ?

Mais que se passe-t-il au Mont-Dore ? Par voie de communiqué, le parti d’opposition Générations a fait part d’une étonnante nouvelle : les Montdoriens seraient sanctionnés… pour avoir économisé de l’eau. Qu’en est-il réellement ?

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Self-defense à la province Sud

Chaque mardi le CIDFE (Centre d’Information – Droits des Femmes et Égalité) propose des ateliers thématiques. Parmi ceux-ci, un atelier entièrement consacré à la self-défense.

Elles sont une dizaine, un peu intimidées et sur la réserve. Les premiers exercices les font rires, mais l’assurance vient vite. Les participantes à cet atelier, qu’anime Clément Leroux, professeur de karaté et président du comité régional, comprennent en effet rapidement ce qui est en jeu : leur sécurité. Cet atelier self-défense propose aux femmes, tout à la fois quelques techniques de base, mais aussi d’appréhender une agression et de comprendre ce qui arrive, pour bien réagir. C’est le 3e atelier de ce type proposé par le CIDFE, qui a passé une convention avec le comité de karaté en 2022, où 6 sessions ont été organisées.

Avoir la capacité de réagir

« Il y a une vraie demande pour ces ateliers, explique Joane Païdi, responsable du Centre. Beaucoup de femmes viennent y chercher comme un sentiment de sécurité dans ces ateliers. Ici, les femmes peuvent peut-être se délester de la peur. Nous recevons également des témoignages, car ces espaces là sont aussi l’occasion de partager ce que l’on a pu vivre en termes d’insécurité et d’agression vécues. » Pendant une heure trente, les participantes apprennent à se sortir de plusieurs situations, et à se défendre. « Elles apprennent à réagir, explique Joane Païdi, et de se dire que l’on peut réagir accroit le sentiment de sécurité. » Le Centre d’information a également la volonté de faire le lien avec les acteurs sportifs, et les participantes aux ateliers ont toute latitude pour
aller vers les clubs et approfondir leurs compétences.

Un ancien sénateur coutumier destitué veut faire condamner le gouvernement

L’ancien membre du Sénat coutumier Jean Eurisouké, de l’aire Paicï-Cèmuhi, a assigné le gouvernement devant le tribunal administratif réclamant sa condamnation et le versement de 12 millions de francs.

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Un nouveau journal

Ça n’est pas tous les jours que l’on créé un journal, qui plus est quotidien et en version papier ! Et pourtant, vous qui ce matin tenez en vos mains le premier numéro de La voix du Caillou, pouvez constater que c’est bien une réalité. Après la disparition des Nouvelles Calédoniennes, les Calédoniens se désolaient de la perte de leur quotidien et déploraient que la Nouvelle-Calédonie soit devenue l’un des rares endroits au monde à ne pas avoir de journal

N’en déplaise à ceux pour qui la technologie est une bible, un journal est d’abord et avant tout une version papier, que l’on feuillette à n’importe quel moment de la journée. C’est ce confort que nous proposons aujourd’hui au travers de ce nouveau média, la voix du Caillou, un nouveau journal qui mise sur la proximité avec ses lecteurs. Nous proposerons chaque jour un contenu d’actualités, d’analyses, de réflexions, de services et de magazine. Et pour les plus connectés, vous pourrez nous retrouver sur le site www.voixducaillou.nc.

La création de ce quotidien, est le fruit du long travail mené par des professionnels passionnés et motivés, et qui croient au partage entre tous que procure la lecture d’un journal. Notre vœu le plus cher est de satisfaire le plus grand nombre à la lecture de ce premier numéro et de tous ceux qui suivront.

La Rédaction

Lights, camera, action…

Le Festival du cinéma de La Foa fête ses 25 ans ! Aujourd’hui débute la 25e édition du Festival du cinéma de La Foa. Un rendez-vous incontournable de l’actualité calédonienne créé en 1999. Afin d’en savoir plus de cette édition anniversaire, nous sommes allés à la rencontre de Delphine Ollier, organisatrice du festival.

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Prolonger la défiscalisation

Dans un long communiqué le MEDEF-NC interpelle le gouvernement et les institutions sur la nécessité de prolonger le dispositif local de défiscalisation, et de l’améliorer.

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A Bourail, souriez, vous êtes filmés

A Bourail où les questions de sécurité sont vives, la municipalité a décidé de prendre des mesures. La commune est actuellement en train d’installer onze caméras de vidéosurveillance sur différents secteurs. “C’est un programme qui a débuté il y a un peu plus de six mois, mais la première a été installée mardi”, explique Johan Collet, directeur des questions de sécurité. Une nouveauté alors que, jusqu’à présent, “seulement quelques commerces étaient équipés, à titre privé, de caméras de vidéosurveillance”“Bourail, comme d’autres communes, fait face à des exactions et à des actes d’invincibilité. Ces caméras de vidéosurveillance étaient une demande des commerçants et de la population dans son ensemble”, poursuit le lieutenant, responsable de la caserne, qui évoque un outil “efficace et moderne, presque indispensable” malgré “un “coût d’installation, de maintenance et d’entretien”. Ce dispositif de sécurité financé par la commune, la province Sud et l’État s’élève à 16 millions de francs. Mais, que les habitants se rassurent, les images seront stockées sur un serveur et le visionnage demeurera “très cadr锓Elles ne pourront être consultées uniquement en cas de problème et seulement certaines personnes seront habilitées pour les consulter”, conclut le responsable.