Un internaute, âgé de 53 ans, a été condamné pour avoir menacé de mort la maire de Nouméa sur les réseaux sociaux en pleine campagne d’abattage de requins.
L’impunité touche à sa fin sur les réseaux sociaux. Alors que de nombreux internautes pouvaient jusqu’à présent se sentir intouchables sur les réseaux sociaux, la justice a décidé de sévir. Et, lundi 16 mars, une nouvelle condamnation a été prononcée par le tribunal correctionnel de Nouméa. Un internaute, sans antécédant judiciaire, a en effet été condamné pour avoir menacé de mort Sonia Lagarde. « C’est Madame la maire qu’il faut tuer », avait ainsi écrit l’individu, le 28 février dernier, dans les commentaires d’une publication Facebook portant sur la campagne de prélèvement des requins après l’attaque mortelle d’un wingsurfeur à l’Anse-Vata.
L’enquête diligentée par le service territorial de police judiciaire de Nouméa a rapidement abouti à l’identification de l’auteur. Et, selon les informations transmises par le procureur de la République, l’individu a précisé, durant sa garde à vue, que « son acte n’avait aucune dimension politique mais plutôt symbolique, par rapport à la représentation des requins dans sa culture ». Et dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, il a accepté la proposition du parquet, à savoir la peine de 70 jours-amende à 800 francs. « En cas de non-paiement de l’amende, la peine sera de 70 jours d’emprisonnement », précise Yves Dupas.
Jusqu’à trois ans d’emprisonnement
Mardi 10 mars, déjà, deux habitants de Dumbéa avaient été condamnés à 100 jours-amende et à 140 heures de travaux d’intérêt général pour menaces de crimes ou délit à l’encontre de Jean-Pierre Djaïwé, figure du Palika.
La qualification pénale de menace de crime ou délit à l’encontre d’un élu a été retenue, c’est un délit puni de la peine de 3 ans d’emprisonnement et d’une amende de 45 000 euros.



