L’association environnementale Ensemble pour la planète avait saisi la justice administrative d’un référé pour annuler la campagne de prélèvements de requins-tigres et bouledogues de la mairie de Nouméa et de la province Sud. Le juge a rejeté le recours. Les autorités ont annoncé que dix requins, mesurant entre 2,80 et 4,20 mètres, ont été capturés.
Il y avait peu de chance que la procédure prospère. C’est désormais officialisé. Le juge des référés du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté le recours de l’association Ensemble pour la planète (EPLP) sans même statuer sur ses conclusions de suspension de la campagne d’abattage de requins-tigres et de requins bouledogues relancée par la mairie de Nouméa et la province Sud à la suite de l’attaque mortelle d’un pratiquant de wingfoil, le 22 février dernier. Lundi après-midi, EPLP avait vivement critiqué le choix des administrations prise, selon elle, « sur le coup de l’émotion » et « sans aucune preuve scientifique solide ». « Il n’y a aucune preuve de la surabondance supposée de requins-tigres et bouledogues » à proximité des plages de Nouméa, avait argué l’avocate Me Joannopoulos, affirmant ensuite qu’« EPLP n’est pas contre l’abattage de requins qui ont un comportement déviant. Nous nous opposons, en revanche, aux abattages à l’aveugle. »
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche



