Le leader de Calédonie ensemble, Philippe Gomès, et son fidèle bras droit, Philippe Michel, comparaissent pour détournement de fonds publics devant la cour d’appel. Au cœur des soupçons, un système présumé d’emplois fictifs impliquant des dizaines de collaborateurs de Wallis-et-Futuna, soupçonné d’avoir servi à s’assurer les suffrages de la communauté. L’affaire, qui a valu de lourdes condamnations en première instance, est rejugée jusqu’à jeudi.
Trois jours pour tenter d’inverser le cours de la justice. Et laver son honneur public, davantage que de préserver un avenir politique désormais derrière lui. Le procès de l’affaire dite des « emplois fictifs de Calédonie ensemble » s’est ouvert mardi matin devant la cour d’appel de Nouméa.
Philippe Gomès, fondateur du parti Calédonie ensemble, ancien député et aujourd’hui retraité de la vie politique, ainsi que Philippe Michel et quatre coprévenus (Martine Lagneau, Sutita Sio-Lagadec, Silipeleto Muliakaaka et Marie-Christine Blanc), condamnés ou relaxés l’an passé, vont tenter jusqu’à jeudi de convaincre que les déclarations de culpabilité de première instance pour détournement et complicité de détournement de fonds publics ne reposent sur aucun argument juridique solide. Tous présumés innocents à ce stade encore, ils sauront, à l’issue du délibéré, qui devrait être rendu dans les prochains mois, s’ils sont parvenus à convaincre les magistrats de la cour d’appel.
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