Missionné par les autorités judiciaires, le Centre calédonien d’éducation et de formation à la sécurité routière (CCEFSR) a effectué un premier stage de sensibilisation en province Nord, le 5 septembre dernier à Koné.
La sécurité routière n’a pas de frontière. Ainsi, début septembre, à Koné, s’est tenu un premier stage de sensibilisation à la sécurité routière. Un rendez-vous important alors que la mortalité routière demeure un fléau en Nouvelle-Calédonie. Dans ce contexte, Isabelle Dussart-Kaag, vice-procureure, a décidé d’agir sous l’autorité du procureur de la République, Yves Dupas, en sollicitant le Centre calédonien d’éducation et de formation à la sécurité routière (CCEFSR). Ce dernier a organisé, à sa demande, le tout premier stage de sensibilisation à la sécurité routière en province Nord. Cette démarche traduit une volonté forte des autorités judiciaires de répondre à une réalité de terrain propre à la Nouvelle-Calédonie, mais surtout à la province Nord. « Cette initiative s’impose dans un contexte de plus en plus anxiogène, marqué par une recrudescence des accidents de la route, souvent mortels », a ainsi déclaré Isabelle Dussart-Kaag, qui a assisté à ce stage aux côtés de Fabrice Belly, délégué du procureur, afin de mesurer l’impact de la formation sur les stagiaires et d’apporter son expertise. Au total, une vingtaine de candidats étaient présents.
Prévenir la délinquance routière
Il aura fallu près d’une année de travail pour concrétiser ce projet. Le CCEFSR n’en est pas à ses débuts en la matière : José Bolo, directeur du centre, anime ce type de stage depuis maintenant près de deux ans en province Sud, au Mont-Dore. Ces sessions s’inscrivent dans le cadre d’une convention conclue avec le tribunal correctionnel de Nouméa et le haut-commissariat de la République, afin de permettre la mise en œuvre de mesures pédagogiques dans le cadre de compositions pénales, d’alternatives aux poursuites ou de peines complémentaires.
L’extension de ce dispositif en province Nord répond à la même logique : contribuer à la prévention de la délinquance routière et à la réduction de la récidive, et surtout permettre aux participants de prendre conscience de l’impact de leurs comportements sur la route.


