Au sortir de l’entretien de la mission transpartisane avec le président de la République, il a été dit que, concernant le nickel, l’Élysée ne voulait pas faire avec les Chinois. Ce qui est finalement très embarrassant.
Et la conséquence ne s’est pas fait attendre puisqu’après deux ans d’études, de discussion et de négociation, la société NBM (New Battery Metals) a écrit au ministère de l’Économie et des Finances pour indiquer qu’elle ne ferait pas d’offre de reprise de Prony Resources. NBM évoque une hausse par cinq du prix du souffre, mais aussi l’impossibilité dans laquelle elle se trouverait en cas de reprise, pour bénéficier du soutien nécessaire sur le terrain de l’usine du Sud de quelques 200 techniciens chinois, du fait de l’ukase élyséen. La survie de l’usine du Sud est clairement menacée, de même que l’avenir de ses 1 400 salariés et sous-traitants. D’où le courrier adressé en urgence au chef de l’État, par la présidente de la province Sud. « Comme je vous l’ai indiqué lors de notre entretien, écrit ainsi Sonia Backes à Emmanuel Macron, les discussions prolongées sur le recours à des experts techniques chinois et les exigences supplémentaires formulées par l’État ont retardé l’avancement du projet de reprise. Durant ces mois d’incertitude, les conditions économiques et financières se sont dégradées, fragilisant davantage son équilibre. Le courrier de NBM confirme aujourd’hui les risques sur lesquels j’avais appelé votre attention et souligne l’urgence de clarifier la position de l’État pour permettre aux discussions de reprendre ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
J.D


