Face au risque élevé de feux de brousse, alors que la moitié du territoire est placé en “risque extrême”, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a pris la décision, jeudi, d’interdire jusqu’à nouvel ordre l’usage du feu à des fins non domestiques sur l’ensemble du territoire.
Alors que les pompiers sont sur le pont dans le nord de la Nouvelle-Calédonie, comme ce fut notamment le cas à Koumac, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a pris des mesures préventives. L’usage du feu à des fins non domestiques est interdite depuis jeudi sur l’ensemble du territoire de la Nouvelle-Calédonie et ce « jusqu’à nouvel ordre ».
Les conditions météorologiques actuelles – sécheresse et vent fort – sont à l’origine d’un contexte de risque élevé d’incendies des espaces naturels, « susceptibles de menacer les personnes, les biens et l’environnement ». Cette interdiction est déclenchée lorsqu’au moins une commune de Nouvelle-Calédonie est classée en « risque extrême » par les services de Météo France, dans le cadre du dispositif Prévifeu. Or, jeudi, quatorze communes, étaient actuellement classées « risque extrême ». Elles étaient même dix-huit vendredi : Bélep, Koumac, Kaala-Gomen, Ouégoa, Pouébo, Voh, Koné, Pouembout, Houaïlou, Kouaoua, Canala, Thio, Bourail, Moindou, Sarraméa, Farino, La Foa, Nouméa et l’île des Pins.

Derrière 90% des incendies, il y a la main de l’homme
Feux de jardinage, barbecues en pleine nature et brûlage de déchets sont donc interdits. « Il existe des subtilités », sourit Philippe Buama. « Si vous êtes par exemple autorisés à faire un barbecue chez vous, il vous est interdit d’y brûler vos feuilles – un réflexe qu’ont tous les Calédoniens. Et il vous est aussi interdit d’allumer un barbecue dans la forêt ». Une simple question de bon sens, estime le chef du service opérations et logistique de la Sécurité civile : « on n’est pas censé faire du feu à cette période de l’année ; le risque est trop élevé. Et on a vraiment besoin que la population soit mobilisée pour minimiser ce risque. Derrière 90% des incendies, je n’hésite jamais à le dire, il y a la main de l’homme ». La Sécurité civile travaille pour l’information et la pédagogie en partenariat avec les associations et la brigade forestière de la province Sud : « l’idée est de sensibiliser au maximum les promeneurs et les scolaires au risque incendie, notamment en cette saison », conclut Philippe Buama.

