Le flan gauche du feu qui sévit depuis dimanche à Koumac était maîtrisé depuis mercredi. Il ne restait plus hier matin que le flan droit du sinistre à rester en évolution libre: il est désormais sous contrôle. Les pompiers ont été aidés en début de journée par des conditions météo favorables.
La majeure partie de l’incendie en cours depuis dimanche dernier à Koumac était maîtrisée depuis mercredi soir, mais ce n’est qu’hier matin que les soldats du feu ont enfin pu traiter la partie la plus difficile d’accès du sinistre, laissée jusqu’ici en évolution libre. Les flammes menaçaient une dizaine d’habitations, c’est pourquoi il était impératif d’accéder à cette partie haute, à la végétation très dense, située dans le secteur des Grottes. « Nous avions maîtrisé hier (mercredi NDLR) soir le feu sur son flan gauche, entre la zone industrielle et le village, qui fait depuis l’objet d’une surveillance », expliquait hier le lieutenant Philippe Buama, chef du service opérations et logistique de la Sécurité civile.
« Des vents moins forts que prévu »
« Ce matin, dès 6h30, nous nous sommes attaqués au flan droit, que nous avons enfin réussi à atteindre. Nous l’avons traité à l’aide des lances. C’était un gros travail, mais le feu n’est plus en évolution ; il est maîtrisé ce soir et les habitations ne sont plus menacées ». Les pompiers de la Sécurité civile et du SIVM Nord – aidés par le RSMA – ont été aidés hier matin par des conditions météorologiques favorables : « les vents ont été moins forts que prévu », indique le lieutenant Buama, « et la fraîcheur des températures jouait également pour nous ». 27 soldats du feu et 12 engins étaient encore concentrés hier sur site. Un millier d’hectares est parti en fumée depuis dimanche. Le plan ORSEC feux de forêt de niveau 2 avait été déclenché mardi soir à la demande du maire de Koumac.
Environ 600 hectares brûlés par un autre incendie
Ce vendredi, une dizaine de pompiers et 4 engins restent sur place pour exercer une surveillance active. Un autre incendie est en cours sur la commune de Koumac dans le secteur Chagrin-Néhoué-Tiébaghi. « il est pour l’instant en évolution libre : on ne peut pas se déployer partout. Environ 600 hectares ont déjà été brûlés », indique Philippe Buama. La commune n’est de son côté pas restée inactive : des bénévoles de la Réserve citoyenne de Koumac ont recueilli des dons des habitants – eau, boissons, barres de céréales, qu’ils ont ensuite redistribués aux pompiers engagés sur le terrain. La municipalité a également demandé à la population, via sa page Facebook, de limiter « jusqu’au retour à la normale » sa consommation d’eau en évitant par exemple le lavage des véhicules, le remplissage des piscines ou les arrosages importants. Une mesure purement préventive, en raison des importantes quantités d’eau prélevées par les pompiers sur les bouches et poteaux d’incendie, et qui peuvent par moment provoquer des baisses de pression. L’origine humaine de ces deux incendies est avérée ; une enquête de gendarmerie est actuellement en cours pour déterminer si les départs de feu étaient accidentels, ou criminels.
I.P.

