Rien ne sert de hurler, il faut gagner à point ! Au sortir des élections municipales et provinciales qui n’ont pas tourné à leur avantage, les indépendantistes n’ont eu de cesse d’assurer qu’à Nouméa, le regroupement des bureaux de vote avait altéré le scrutin et accru l’abstention, en particulier dans l’électorat populaire pénalisé selon eux par ces dispositions. Et de s’en plaindre à la justice qui vient de répondre en déboutant un électeur lambda et le MNIS de leurs recours. Dans son avis, le tribunal administratif met même en avant le fait que dans ces quartiers, lors des municipales, la participation avait progressé, et le TA de convenir qu’il n’y a pas eu « discrimination » ! Les déboutés verront sans doute encore là un effet pervers de la « justice coloniale » même administrative, mais les faits ont la peau dure et les affirmations, y compris véhémentes, ne constituent pas des vérités. Dans cette affaire, la seule vérité qui demeure est celle des urnes qui, pour ces municipales et regroupement ou non, ont consacré la disparition des élus indépendantistes du conseil municipal de Nouméa, aucune des listes n’ayant dépassé les 10% des inscrits au 1er tour. L’Union calédonienne aussi avait protesté contre ces regroupements avec les mêmes arguments, elle vient d’avoir la réponse.
Lucien Lacombe


