Le tribunal administratif a rejeté la requête de l’ancienne directrice de l’internat provincial de Koné, qui contestait sa sanction et sa mutation après des années d’alertes internes sur un climat de travail qu’elle aurait rendu délétère. Les juges n’ont retenu aucun de ses arguments.
Un climat de travail « délétère », des actes d’intimidation, une « violence morale »… À l’internat provincial de Koné, le malaise était si grand que la sécurité des élèves internes et demi-pensionnaires n’était pas pleinement garantie. Nommée à la tête de l’établissement en 2019 par le président de l’assemblée de la province Nord, une fonctionnaire a saisi le tribunal administratif pour contester la manière dont elle en a été écartée. Elle réclamait l’annulation de deux arrêtés : celui qui l’a sanctionnée et celui qui, depuis, l’affecte ailleurs.
L’histoire commence par une série de signalements : selon des notes internes de la direction des ressources humaines de la province, adressées au président de l’assemblée provinciale et reprises dans le jugement du tribunal administratif, plusieurs agents de l’internat décrivent un climat de travail « délétère », des actes d’intimidation et une « violence morale » de la part de leur supérieure hiérarchique. Les premières alertes remonteraient à 2021.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche

