Pour trois cambriolages commis dans des habitations du Mont-Dore, en avril et en juin, un jeune homme de 20 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Nouméa. « Je vole pour aider ma mère », a-t-il assumé, avant d’être incarcéré à l’issue de son procès.
De son propre aveu, il n’est pas « un grand voleur », encore moins « un grand criminel », mais un jeune homme « un peu perdu dans [sa] vie ». Au tribunal correctionnel de Nouméa, ce prévenu de 20 ans est jugé en comparution immédiate pour répondre de trois cambriolages commis dans des habitations du Mont-Dore en avril et en juin derniers. Avant même que les magistrats reviennent en détail sur ces vols, il tient à lire quelques phrases griffonnées sur un bout de papier dans sa cellule de la maison d’arrêt : « Je veux m’excuser, j’ai mal agi. J’étais dans une période sombre, même si cela n’excuse en rien ce que j’ai fait. Je veux maintenant avancer. »
Son mode opératoire varie peu. Seul ou en bande, il profite de l’absence des occupants, partis travailler, pour s’introduire chez eux. Il passe de maison en maison, de jardin en jardin. Il n’hésite pas non plus à couper le courant électrique des habitations pour neutraliser l’alarme. Le butin est souvent maigre, mais le préjudice pour les victimes est immense. « Ce sont des faits particulièrement désagréables, avec des maisons littéralement retournées… Je dirai même ravagées. Toutes les pièces sont fouillées, les tiroirs renversés par terre, les vêtements jetés… », décrit la procureure, Hélène Gaudet.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche

