Le tribunal administratif a rejeté le recours de Muneiko Haocas contre les élections municipales de mars à Nouméa. La tête de liste du MNIS imputait l’élimination des listes indépendantistes au regroupement des bureaux de vote, qu’elle jugeait discriminatoire. Les juges ne sont pas de cet avis. Mieux, ils ont relevé une participation globalement en hausse par rapport à 2020.
Ni discrimination envers les kanaks, ni atteinte au principe de l’égalité devant le suffrage. La polémique autour du regroupement des bureaux de vote aux élections municipales de mars dernier (cinquante-six bureaux en huit lieux) n’en finit plus de faire couler de l’encre.
Pour Muneiko Haocas, ce regroupement avait détourné des urnes une partie de l’électorat indépendantiste des quartiers populaires, à majorité kanak et océanienne, lors du premier tour des élections. Elle en demandait donc son annulation. Le tribunal administratif ne l’a pas suivi. Dans un jugement rendu le 23 septembre, il a purement et simplement rejeté sa requête.
Présidente du Mouvement nationaliste, indépendantiste et souverainiste (MNIS) depuis 2020, candidate aux législatives de 2022 et de 2024, Muneiko Haocas conduisait la liste « Nouméa Cœur Battant – Justice sociale » pour les municipales. Le 15 mars, elle recueille 991 voix, soit 3,02 % des suffrages exprimés, et n’accède pas au second tour. Les deux autres listes indépendantistes connaissent le même sort.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche

