À l’exception du député Nicolas Metzdorf qui a publié un communiqué, c’est sur leurs pages Facebook respectives que les responsables politiques ont réagi et commenté la séance du Sénat et le vote en faveur de la loi constitutionnelle. À commencer par la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou. Elle dit penser « d’abord aux Calédoniens eux-mêmes. Ils ont traversé des mois éprouvants et attendent désormais de la stabilité et des décisions utiles pour leur quotidien. Ce vote est une étape concrète pour remettre le territoire sur un chemin plus lisible et plus sûr ». Virginie Ruffenach, pour qui Naïma Moutchou a été pleinement à la hauteur pour défendre cet accord et l’avenir des Calédoniens, salue également Agnès Canayer, rapporteure LR du projet de loi constitutionnelle, et Mathieu Darnaud, président du groupe LR. Elle souligne que « le Sénat, qui connaît profondément le dossier calédonien, a fait prévaloir la sagesse afin de donner un cadre et des perspectives à la Nouvelle-Calédonie ».
De son côté, Sonia Backes met en avant des extraits du discours du Premier ministre Sébastien Lecornu, notamment lorsqu’il souligne que « s’il n’y a plus l’accord de Bougival, que restera-t-il ? ». Elle rappelle que « la première étape est passée. Désormais c’est à l’Assemblée nationale de le voter ».
La cohérence des convictions
Dans un communiqué, Nicolas Metzdorf se félicite qu’une majorité des sénateurs ait assumé ses responsabilités, voyant dans le vote du Sénat « une première étape importante accomplie ». Il prend acte de l’abstention du Parti socialiste et du vote contre des groupes communistes et écologistes qui, dit-il, « se sont mués en véritables porte-parole de ceux qui ont mis le territoire à terre et qui refusent aujourd’hui le dialogue ». Ironique, le député « salue aussi le courage du sénateur Georges Naturel, qui s’est abstenu alors qu’il figurait, il y a encore quelques semaines, sur la photo de la signature de l’accord à l’Élysée. Son collègue, le sénateur Robert Xowie, aura au moins eu la cohérence de ses convictions ».
Georges Naturel, qui constituera une liste lors des provinciales qu’il espère voir se tenir en juin prochain, revendique son abstention. « Je sais, écrit-il, que cette révision constitutionnelle n’aboutira pas », estimant que « engager la Nouvelle-Calédonie dans une réforme constitutionnelle vouée à l’échec lui fera simplement perdre un temps précieux et l’abîmera plus encore ».
Légende photo : Georges Naturel s’est abstenu durant ce vote pourtant déterminant pour la Nouvelle-Calédonie.
Nicolas Vignoles



