Dimanche, alors que les pompiers luttaient contre un incendie à Saint-Louis, au Mont-Dore, un agriculteur a brandi un fusil face à un hélicoptère bombardier d’eau qui, selon lui, aspergeait de l’eau salée sur son champ de pastèques. Le gouvernement a dénoncé un acte « d’une extrême gravité », tandis que l’exploitant, qui a livré sa version des faits en vidéo, a fini par admettre un geste « tout à fait condamnable ».
Il a brandi un fusil au milieu de son champ pour protéger ses pastèques. Dimanche, vers 16 heures, alors qu’un incendie faisait rage sur les hauteurs de la tribu de Saint-Louis, un hélicoptère bombardier d’eau a écopé dans le canal de Boulari, près du quartier de Saint-Michel. C’est alors que le pilote a été « menacé par un individu armé », selon le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie qui a condamné « avec la plus grande fermeté », par voie de communiqué, un acte qui « met directement en danger la sécurité des personnels engagés ». L’affaire a depuis enflammé les réseaux sociaux, où l’agriculteur, un jeune homme du secteur, a raconté sa journée dans une vidéo tournée au milieu de ses plantations.
Le jour des faits, vers 7 h 15, il a passé un premier appel pour signaler l’incendie. L’après-midi, l’hélicoptère est venu puiser l’eau de mer dans le canal, juste derrière ses cultures. À chaque passage, il survolait les pastèques, à dix ou quinze jours de la récolte. « À ce moment-là, je décide de faire des gestes pour avertir le pilote que mes plantations sont en danger avec le sel », raconte-t-il. À 15 h 15, il a appelé les pompiers pour les alerter. « À 15 h 36, je vois toujours l’hélicoptère passer et déverser son eau salée sur mes cultures. » L’homme a alors vu rouge.
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Légende photo : L’agriculteur sera jugé le 8 décembre prochain devant le tribunal de Nouméa.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche

