Un jeune père de famille de Houaïlou a été condamné à dix mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nouméa pour avoir battu sa compagne à plusieurs reprises, même lorsqu’elle était enceinte. Le 7 octobre, jour où il devait être jugé à Koné, il l’a encore frappée, avant de s’en prendre à leur bébé, âgé de seulement 14 jours. Il a été incarcéré à l’issue de l’audience.
De la « colère », de la « colère » et encore de la « colère ». Debout dans le box du tribunal correctionnel de Nouméa, un jeune homme de 21 ans n’a que ce mot à la bouche pour tenter de se dédouaner. « Quand je suis en colère, ça part direct », lâche-t-il, un sourire en coin, devant des magistrats bouche bée face à tant de décontraction. « La colère, c’est son mot magique pour tout expliquer. C’est en quelque sorte son totem d’immunité », s’insurge la procureure Isabelle Fuhrer. Les faits qui lui sont reprochés sont d’une extrême gravité. Il doit répondre de violences répétées sur sa compagne, en novembre 2025, en mai et en septembre derniers, et encore tout récemment, à Houaïlou. « À chaque fois, ce sont des coups de poing forts. Il m’insulte, il fait n’importe quoi et après, il s’excuse. Je veux rentrer chez ma mère », raconte la plaignante à la barre. Mais son compagnon, poursuit-elle, « ne veut pas que nous nous séparions. Il revient toujours ». Alors, elle reste. Et elle ramasse.
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Légende photo : À sa sortie de prison, une fois la peine purgée, le père de famille aura interdiction de contacter la mère de l’enfant pendant trois ans.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche

