Condamné en mars à cinq ans de prison, dont quatre avec sursis probatoire, l’ancien professeur de danse Julien Leboulanger était rejugé mardi par la cour d’appel de Nouméa. Agacé, souvent confus, le chorégraphe a vu sa défense tourner au naufrage.
Il ne savait plus par où commencer. Julien Leboulanger l’a admis lui-même, mardi, à la barre de la cour d’appel de Nouméa : « c’est tellement long à expliquer… » Sept mois après sa condamnation par le tribunal correctionnel, dont il était ressorti libre, l’ancien professeur de danse classique, passé par la prestigieuse école de Maurice Béjart à Lausanne, était de retour devant la justice.
En mars, cet ancien directeur d’un studio de danse de Dumbéa avait été reconnu coupable d’agressions sexuelles et de corruption de mineurs sur deux adolescentes. Outre la peine de prison, prononcée sans mandat de dépôt, les juges lui avaient interdit définitivement toute activité au contact de mineurs. Le parquet, qui réclamait deux ans ferme et une incarcération immédiate, avait fait appel du jugement.
L’affaire remonte à 2020. Justine (le prénom a été modifié) avait alors 14 ans et rêvait de devenir danseuse étoile. Son professeur avait dix-neuf ans de plus qu’elle. « Il m’a demandé si on pouvait avoir une relation sexuelle et j’ai accepté. J’ai pensé qu’il avait le droit car il avait mon consentement. Il m’a dit que je devais garder le secret », avait-elle raconté l’année suivante à un gendarme. En 2021, une seconde adolescente de 15 ans avait été invitée chez lui, dans le quartier d’Auteuil, pour une audition de chant en vue d’une comédie musicale. Selon elle, le chorégraphe lui avait fait des avances et expliqué qu’elle devait « faire l’amour pour la première fois avec quelqu’un de mature ».
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche

