« Donner son sang, ça ne coûte rien et ça peut sauver des vies ! »

Les besoins en sang restent importants. Chaque jour, 10 à 15 dons sont enregistrés, alors qu’il en faudrait idéalement entre 50 et 70, selon l’association des Donneurs de sang bénévoles de Nouvelle-Calédonie. Depuis près de cinquante ans, ses bénévoles informent et sensibilisent la population à ce geste qui peut sauver des vies.

Lauréate du budget participatif « Mon idée pour ma Province », l’association modernise aujourd’hui sa communication pour toucher de nouveaux donneurs. La province Sud la soutient également dans ses actions de terrain. 

Ils sont une vingtaine d’irréductibles à répondre présent pour aller informer, sensibiliser et faire appel à la générosité du grand public. Eux, ce sont les bénévoles de l’association des Donneurs de sang bénévoles de Nouvelle-Calédonie présidée par Lilian Morer. La structure travaille main dans la main avec le centre de don du sang. « On intervient sur la partie sensibilisation et information auprès des collégiens, des lycéens, des entreprises et de toute la population », explique le président de l’association. 

L’association mise particulièrement sur les jeunes, car il faut préparer la relève. Les dons sont possibles à partir de 18 ans et jusqu’à la veille des 71 ans.  Il faut remplacer ceux qui partent ou qui ne peuvent plus donner. Ce travail de terrain commence à porter ses fruits, estime Lilian Morer. « C’est pour les jeunes que nous faisons cela, car l’avenir, c’est eux. Ils doivent prendre conscience du monde qui les entoure, des urgences et des besoins vitaux. Et on manque régulièrement de dons, c’est compliqué pour l’hôpital. » 

Le don ne concerne d’ailleurs pas uniquement le sang. Les plaquettes sont notamment utilisées pour traiter des patients atteints de cancers ou de leucémies, mais aussi dans certaines situations d’urgence, comme les accidents de la route ou les interventions chirurgicales lourdes. Le plasma répond lui aussi à des besoins médicaux spécifiques. 

Renouveler les dons avec un sang neuf

En 2025, 6 775 dons ont été réalisés en Nouvelle-Calédonie et 1 562 donneurs ont été recensés. Un chiffre que le président de l’association juge encore insuffisant : « Un minimum syndical pour sauver les Calédoniens. » 

Quant à savoir s’il y a suffisamment de donneurs pour répondre aux besoins, il répond clairement « non » mais nuance quelque peu son propos : « le nombre de donneurs oui, le nombre de donneurs réguliers, non. Ce dont nous avons besoin ce sont des donneurs réguliers.  La durée de conservation d’une poche de sang, c’est à peu près 40 à 45 jours, donc on a besoin en permanence de renouveler les stocks ».  

L’objectif serait d’atteindre 50 à 70 dons par jour, contre 10 à 15 actuellement. Pour mobiliser davantage de donneurs, le centre de don du sang organise chaque semaine des collectes dans les lycées, les entreprises et auprès de l’armée, qui compte parmi les principaux contributeurs. Les collectivités participent à cet effort : la province Sud accueille ainsi deux collectes du centre de don du sang par an. 

Une communication repensée pour mobiliser de nouveaux donneurs

Lauréate du budget participatif « Mon idée pour ma Province » en 2025, l’association a entrepris de moderniser sa communication et de développer sa présence sur les réseaux sociaux et de renouveler ses outils de sensibilisation, afin de mieux informer la population. « Pour parler aux jeunes, il faut adopter leurs codes. Les réseaux sociaux nous permettent de passer des messages qu’on ne passait pas avant », souligne Lilian Morer. 

En collaboration avec des étudiants de l’EGC, l’association prépare actuellement une série de capsules vidéo consacrées au parcours de la poche de sang. « Parce qu’on parle beaucoup du donneur mais jamais du receveur. J’avais à cœur de donner des exemples concrets avec des témoignages de personnes qui ont reçu un don du sang et d’expliquer le parcours de la poche de sang du donneur au bénéficiaire. » 

Ces témoignages doivent être diffusés au début de l’année prochaine sur la page Facebook de l’association. Une manière de rendre les besoins plus concrets et de rappeler ce que peut représenter un don pour un patient. 

La province Sud accompagne également l’association par une subvention annuelle, notamment pour l’organisation de la Journée mondiale des donneurs de sang, le 14 juin. À cette occasion, une grande goutte de sang est formée au foyer vietnamien. Le soutien de la collectivité contribue aussi à d’autres manifestations et événements destinés à sensibiliser le public. 

Il n’est pas nécessaire d’avoir été soi-même concerné par une maladie ou d’avoir un proche qui a reçu une transfusion pour donner son sang. Les besoins sont quotidiens, et chaque don compte pour les malades comme pour les blessés qui en dépendent. Lilian Morer résume cette démarche avec des mots simples : « c’est un geste gratuit, il n’y a rien à gagner et ça peut sauver des vies. » 

Fil d'actualité

Newsletter

Inscrivez vous pour recevoir chaque semaine notre newsletter dans votre boîte de réception.

« Donner son sang, ça ne coûte rien et ça peut sauver des vies ! »

Les besoins en sang restent importants. Chaque jour, 10 à 15 dons sont enregistrés, alors qu’il en faudrait idéalement entre 50 et 70, selon...

Le matin de son procès pour violences conjugales, il frappe sa compagne et leur nourrisson de 14 jours

Un jeune père de famille de Houaïlou a été condamné à dix mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nouméa pour avoir...

Accusé d’avoir imposé des relations sexuelles à une élève de 14 ans, un professeur de danse de Dumbéa s’empêtre devant la cour d’appel

Condamné en mars à cinq ans de prison, dont quatre avec sursis probatoire, l’ancien professeur de danse Julien Leboulanger était rejugé mardi par la...