Huit agents de l’ACNC sur douze étaient en grève hier à l’appel de la Fédé. Le syndicat dénonce « une situation qui perdure et se dégrade », et réclame « le départ immédiat » du président de l’Autorité. De son côté, l’intéressé estime que la Fédé outrepasse son rôle.
La situation semble bel et bien bloquée. Fin de semaine dernière, la Fédé avait fait parvenir au président de l’Autorité de la concurrence, Stéphane Retterer, le dépôt d’un préavis de grève longuement motivé. « Une décision ni précipitée ni prise à la légère », assure le syndicat dans son courrier, qui fait valoir des « atteintes à l’indépendance » de l’ACNC et aux garanties d’impartialité de ses missions, ainsi qu’au « bon fonctionnement du service d’instruction » ; des dysfonctionnements structurels et organisationnels persistants « aggravés par une absence de dialogue social effectif » ; et une « gestion managériale fortement contestée imputée au président et à sa directrice de cabinet ».
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I.P.

