Énergie, formation, infrastructures et nickel : Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne, a détaillé hier devant le Congrès les engagements de l’Europe pour la Nouvelle-Calédonie.
Dix-sept mille kilomètres pour dire que Bruxelles n’est pas si loin. Devant le Congrès, hier, le vice-président exécutif de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, a tenu un discours d’une vingtaine de minutes pour expliquer la philosophie de son déplacement. « Je suis venu vous dire ce que l’Union européenne, ce que l’Europe, ce que la Commission européenne en tant qu’institution est prête à construire avec vous. Comme alliée pour construire votre avenir, comme partenaire de votre développement économique, comme trait d’union pour renforcer votre influence dans le Pacifique. Et c’est tout le sens de ma visite, donner un nouvel élan à notre relation avec des engagements précis et des projets à construire ensemble. »
Énergie, formation et infrastructures : l’UE va sortir le chéquier
Le commissaire européen a rappelé qu’il n’était pas seulement venu parler de nickel et a listé les sujets pour lesquels l’UE peut aider le territoire à relancer son économie. Premier d’entre eux, l’énergie, « l’un des principaux handicaps à l’industrie ». L’Union européenne a déjà engagé près de 3,7 milliards de francs depuis 2023 dans la transition énergétique du Caillou, a-t-il rappelé. Et d’autres investissements vont suivre, à commencer par le projet de station de transfert d’énergie par pompage (STEP) de Tontouta, estimé à 400 millions d’euros. Le vice-président de la Banque européenne d’investissement est attendu début décembre pour « concrétiser un certain nombre de financements », a annoncé Stéphane Séjourné.
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Béryl Ziegler

