A l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies, tout le monde monte à la tribune, les petits pays comme les grandes nations. C’est ce qui s’est passé pour le Vanuatu qui a remis la Nouvelle-Calédonie sur le tapis.
Lors du débat général, Odo Tevi, représentant permanent du Vanuatu à l’ONU, a évoqué les risques climatiques et appelé les différentes nations à soutenir financièrement les petits États insulaires du Pacifique afin de financer leur résilience. Puis il a abordé la question de la Papouasie occidentale et de la Nouvelle-Calédonie, pour soutenir le FLNKS, mais surtout pour revendiquer à nouveau Matthew et Hunter. « Nous réitérons que le droit inaliénable du peuple kanak autochtone à l’autodétermination doit être respecté. Nous appelons à un processus pacifique, inclusif, transparent et crédible, conforme à la Charte et aux résolutions de l’Assemblée générale. Nous demeurons préoccupés par la persistance des inégalités socio-économiques qui concernent le peuple kanak, notamment en matière d’emploi, d’éducation, de revenus, d’accès aux opportunités économiques. Ces déséquilibres structurels de longue date continuent à contraindre l’exercice plein et équitable des droits économiques, sociaux et culturels par les Kanaks autochtones, en dépit des ressources naturelles considérables du territoire et de son potentiel économique », a-t-il déclaré.
Et Matthew et Hunter
Odo Tevi dit aussi que le Vanuatu « appelle à la pleine mise en Å“uvre des résolutions pertinentes de l’ONU sur la question de la Nouvelle-Calédonie et encourage une coopération continue et un dialogue constructif entre parties prenantes, y compris entre la puissance administrante et les représentants du peuple kanak ». L’ONU qui, selon le Vanuatu, doit continuer à « promouvoir la réalisation de l’autodétermination et des droits, des aspirations et des intérêts du peuple kanak, qui doivent rester au cÅ“ur du processus de décolonisation ». Mais c’est surtout la question de Matthew et Hunter qui intéresse le Vanuatu, qui a enclenché des procédures à l’encontre de la France auprès de la Cour internationale de justice. Odo Tevi a expliqué que Matthew et Hunter « font partie intégrante du territoire du Vanuatu et relèvent de gouvernances coutumières, ont un lien historique long et sont de possession autochtone. Et il est de notre devoir, en tant que gardiens ancestraux, de protéger et préserver ce territoire ».
J.D.

