Vingt-sept policiers ont investi un nakamal du quartier de Magenta, à Nouméa, au cours d’une opération qui s’est soldée par l’interpellation de quatre personnes pour port d’arme prohibée et détention de stupéfiants. L’enquête a permis de remonter jusqu’au fournisseur de l’un des interpellés, un homme qui tenait son business de cannabis depuis Dumbéa. En douze mois à peine, les autorités ont procédé à six fermetures administratives de nakamals à Nouméa.
Il est dans le viseur des policiers depuis des mois. Un nakamal du quartier de Magenta, à Nouméa, a reçu une nouvelle visite surprise. En quelques minutes à peine, vingt-sept policiers ont débarqué dans cet établissement au cours d’une opération coup de poing. Plusieurs unités ont été mobilisées pour ce contrôle d’ampleur : huit policiers de la brigade spécialisée de terrain (BST), six du groupe de sécurité de proximité, quatre de la brigade anticriminalité (Bac), cinq de la section d’intervention (SI), deux de l’état-major de l’unité d’appui opérationnel, et un maître-chien spécialisé dans la recherche de stupéfiants.
Menée sur réquisition du procureur de la République, l’opération, qui a duré une heure, a permis le contrôle d’une quarantaine de personnes. La hiérarchie avait donné un objectif clair à ses équipes : débusquer tous les trafics de stupéfiants au sein ou aux abords du nakamal. Car les précédents passages des forces de l’ordre avaient déjà abouti à de multiples interpellations de personnes retrouvées avec du cannabis sur elles. Ils avaient aussi conduit à la découverte d’herbe sans propriétaire identifié. Au cours de la dernière opération, le mardi 1er septembre, 104 grammes d’herbe de cannabis, répartis en quinze sachets, avaient été saisis.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche

