L’horizon social et économique de la Nouvelle-Calédonie s’est éclairci. La mission transpartisane va rentrer sur le territoire avec des résultats, des engagements, mais aussi avec un consensus national.
Le travail de la mission s’est achevé à l’Élysée par une rencontre avec le président de la République au cours de laquelle il a été question du nickel. De manière globale, au Parlement comme au gouvernement, l’écoute de la France aura été bienveillante et constructive, et un programme à la fois d’aide et de réformes a été instauré au travers d’un contrat de responsabilité. « Avec les partenaires Calédoniens, écrit ainsi la ministre des outre-mer Naïma Moutchou, nous engageons dès maintenant la négociation d’un contrat financier pluriannuel 2027-2031, qui sera un contrat de responsabilité, avec un objectif clair : donner de la visibilité et accompagner le désendettement et le redressement pour remettre durablement les comptes sur une trajectoire soutenable ». Et la ministre de décliner un slogan : « soutenir aujourd’hui, sécuriser 2027, préparer le redressement dans la durée : notre cap ». Le gouvernement Lecornu a précisé la méthode et les objectifs dans un communiqué. La responsabilité de l’État sera de s’engager dans la durée, « avec un soutien permettant d’accompagner le redressement, de maîtriser la dette et de donner à la Nouvelle-Calédonie la visibilité nécessaire pour agir », quant à la Nouvelle-Calédonie, elle « poursuivra les réformes nécessaires au retour à l’équilibre de ses finances publiques et sociales et à l’amélioration de leur gouvernance ». Un contrat devra être passé entre l’État et la Nouvelle-Calédonie d’ici la fin de l’année, et pour l’État, la négociation sera conduite par le Haut-commissaire et le directeur de la Mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie.
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