En Nouvelle-Calédonie, la délinquance est multiforme, on vole, on cambriole, on agresse… Toutefois un mode opératoire demeure toujours très en vogue, celui de mettre le feu. Cette délinquance pyromaniaque est très prisée, nous en avons encore eu des exemples ces derniers jours avec l’incendie du dépotoir de Pouembout ou celui d’une entreprise de location de véhicules. Il doit y avoir un sens caché à cette volonté si souvent exprimée de foutre le feu partout. Il y aurait-il une concordance entre les buchers de l’Inquisition, les autodafés nazies et nos mecs à nous qui jubilent de détruire le travail d’autrui par les flammes ? C’est de cette manière et de tout temps en Nouvelle-Calédonie que certains ont choisi « d’exprimer » leurs haines, leurs rancÅ“urs, leurs colères, leur bêtise. Inutile de rappeler que ceux-là s’en sont donné à cÅ“ur joie le 13 mai 2024, on les voit, les imagine, hurlant et gesticulant dans les incendies qu’ils avaient provoqués. Ces feux contre lesquels personne ne peut rien détruisent bien plus que des bâtiments ou des voitures, ils réduisent en cendres des espoirs, des efforts, des projets, des réalisations, et surtout la confiance en un avenir commun que nous espérons toujours. C’est pour cette dernière raison, que dans ces affaires-là , la justice doit se montrer implacable.
Lucien Lacombe

