Après la sortie du Vanuatu, qui a annoncé avoir déposé une requête devant la Cour internationale de justice, la France est sortie du silence.
La France ne renoncera pas à sa souveraineté sur les îles Matthew et Hunter. C’est le message ferme qu’a délivré mercredi Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la francophonie et des partenariats internationaux, en marge du 55e Forum des îles du Pacifique qui se tient actuellement aux Palaos. « C’est une position de dialogue, une position d’ouverture, mais c’est surtout un rappel de la souveraineté de la France sur ces îles (…) Il faut discuter, négocier, essayer de trouver des solutions sans renoncer à la souveraineté. Il n’en a jamais été question », a insisté la ministre, précisant que Paris répondrait « en temps voulu ». Cette sortie intervient quelques heures après que le Vanuatu a déposé une requête devant la Cour internationale de justice (CIJ). Situés à environ 300 kilomètres au sud de Vanuatu et à plus de 400 kilomètres à l’est de la Nouvelle-Calédonie, ces îlots inhabités de moins d’un kilomètre carré garantissent à la France une zone économique exclusive (ZEE) de 350 000 kilomètres carrés.
Une position rejetée par le Vanuatu. Des discussions ont notamment eu lieu en juillet dernier, en vain. Alors qu’aucune solution ne semblait se dégager, la France a proposé une gestion conjointe des deux îlots et un accès pour le Vanuatu, ou alors de conclure un accord sur les frontières maritimes avant de traiter la question de la souveraineté de Matthew et Hunter. Mais, pour le Vanuatu, Matthew et Hunter ont toujours appartenu au peuple vanuatais et certains politiques ne veulent tout simplement aucun arrangement.


