Alors que la crise autour d’Air Calédonie et de la desserte aérienne des îles paralyse la mobilité de la population, le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, Milakulo Tukumuli, s’est rendu jeudi dernier à Lifou pour engager le dialogue avec les coutumiers, la province des Îles et les collectifs d’usagers. L’objectif de l’élu en charge notamment du secteur des transports : bâtir un schéma global de mobilité réunissant l’aérien, le maritime et le terrestre, tout en demandant la réouverture des aérodromes.
Monsieur le Président, vous vous êtes rendu à Lifou jeudi dernier pour échanger avec les coutumiers, les collectifs et la province des Îles. Quelle nouvelle méthode souhaitez-vous installer pour débloquer ce conflit ?
Nous avons fait le choix d’amorcer une nouvelle façon de procéder, fondée sur le dialogue direct et le respect. Cette approche a été très bien accueillie à Lifou, tant par les autorités coutumières que par le président de la province des Îles. Il faut être lucide : les usagers et les collectifs ne peuvent pas faire tout le chemin tout seuls, tout comme les institutions ne peuvent rien imposer sans écoute. La porte de sortie réside dans la co-construction d’un schéma global de mobilité, qui sera ensuite validé par le Congrès de la Nouvelle-Calédonie. En attendant cet aboutissement, la priorité absolue est de libérer les aérodromes. La province des Îles doit revivre, l’économie doit reprendre et les habitants doivent pouvoir circuler ou s’évader pour se soigner. La balle est dans leur camp.
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Propos recueillis par E.F.


