Réouverture du Méridien de l’île des Pins, changement de contrat avec Marriott, nouveaux noms d’hôtels… Brieuc Frogier, président de Promosud, revient sur les établissements touristiques de la Société hôtelière de Nouméa (SHN) et sur la situation financière de Promosud, particulièrement difficile, mais en voie de redressement.
L’ancien Méridien de l’île des Pins, rebaptisé Domaine Oro, rouvre aujourd’hui, après plus de deux ans de fermeture. Comment accueillez-vous cette nouvelle ?
C’est génial, on est très heureux de cette reprise. Il faut être conscient qu’il y avait, au départ, une volonté politique de ne pas abandonner l’outil, pour des raisons pragmatiques : c’est quand même depuis trente ans le poumon économique de l’île des Pins. La décision qui a été prise, c’est de ne pas licencier pendant ces deux années. Il y a eu du chômage partiel, on a bénéficié des dispositifs mis en place par le gouvernement par rapport aux émeutes, mais il n’y a pas eu de licenciement.
Combien de salariés cela représente-t-il ?
Cela représente 70 salariés, soit grosso modo 270 millions de francs de salaires annuels injectés sur l’île. On a fait le choix, pendant deux ans, de garder les salariés dans la perspective d’une réouverture, mais aussi pour ne pas générer « une crise dans la crise » à l’île des Pins, et aussi parce que l’on souhaitait garder les compétences. Ce sont pour beaucoup des gens du coin qui travaillent à l’hôtel depuis de nombreuses années, ils connaissent parfaitement leur métier et savent accueillir, à la différence peut-être d’autres endroits du territoire.
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Propos recueillis par Béryl Ziegler



