Condamné en première instance pour l’agression sexuelle d’une hôtesse d’Aircalin lors d’un vol vers Singapour en 2023, Jean Creugnet a de nouveau clamé son innocence, mardi, devant la cour d’appel de Nouméa. Le cadre indépendantiste, ancien vice-président du Congrès, a invoqué un « trou noir » pour se défendre. L’avocate générale a, elle, demandé la confirmation de sa culpabilité. Décision le 24 novembre.
Coupes de champagne dans le salon privé de La Tontouta, vin et cognac à gogo une fois confortablement installé dans le siège 5H, en classe affaires. Trois ans après ce vol entre la Nouvelle-Calédonie et Singapour, au cours duquel il aurait agressé sexuellement une hôtesse d’Aircalin, Jean Creugnet a rejoué son procès, mardi matin, devant la cour d’appel de Nouméa. Avec un objectif : faire effacer sa condamnation de première instance, qui lui avait valu une peine de six mois de prison avec sursis, une amende de 300 000 francs et cinq ans d’inéligibilité.
Pour y parvenir, ce cadre de l’Union nationale pour l’indépendance (UNI) a clamé son « innocence » devant les magistrats. « Je ressens un fort sentiment d’injustice. C’est une condamnation politique, puisqu’on m’a retiré de tous mes mandats d’élu, mais aussi une condamnation médiatique, qui est très difficile à supporter. À mon retour, dès que j’ai mis un pied à Nouméa, mon nom était affiché partout. On dépeint de moi un personnage que je ne suis pas. Je ne suis pas arrogant, je suis sympathique, un épicurien », déroule-t-il.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche


