Pendant près de deux ans, cinq institutions calédoniennes ont croisé leurs compétences pour évaluer la politique de formation professionnelle destinée aux jeunes les plus éloignés de l’emploi. Présentés hier, leurs travaux dressent un constat commun : la formation produit des effets, mais son organisation, son pilotage et le suivi des jeunes doivent être améliorés.
Pour la première fois, le Congrès, le gouvernement, le Conseil économique, social et environnemental (CESE-NC), la Chambre territoriale des comptes (CTC) et l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) ont travaillé ensemble à l’évaluation d’une politique publique. Le sujet retenu : la formation professionnelle continue destinée aux jeunes de 15 à 29 ans les plus éloignés de l’emploi, sur la période 2020-2025. « L’examen de cette politique publique nous a paru important », précise Florence Bonnafoux, présidente de la CTC.
Le partenariat, engagé en 2024, a donné lieu à plusieurs travaux complémentaires. La CTC a examiné l’organisation, la gouvernance et les résultats de la politique menée par la Nouvelle-Calédonie. L’UNC a, de son côté, conduit ses propres travaux d’analyse, lesquels totalisent presque 200 pages : « c’est une démarche commune, avec la recherche de plus d’efficacité », résume Amélie Chung, enseignante-chercheuse en sciences économiques à l’UNC. Le CESE-NC a intégré ces contributions dans une synthèse de l’évaluation pilote, adoptée en séance plénière le 14 août 2026.
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I.L.R.

