En février 2024, un conflit clanique avait conduit à la mort de deux personnes dans la tribu de Touaourou, à Yaté. Une reconstitution avait lieu lundi sur la commune.
La commune de Yaté, dans le Grand Sud, a replongé, lundi, dans une sordide histoire… Le 14 février dernier, dans un contexte pour le moins tendu entre différents clans de la commune, une fusillade éclate et fait deux morts à la tribu de Touaourou. Si plusieurs interpellations ont déjà eu lieu dans ce vaste conflit clanique, qui remonte à 2022, l’affaire n’est pas encore terminée. Ainsi, afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes des faits, une reconstitution des événements, sur l’un des deux homicides, était programmée ce lundi sur la commune. Dans ce contexte, et alors que la reconstitution nécessite « des conditions de sérénité et de sécurité pour l’ensemble des personnes concernées », le maire de la commune, Louis Houmou, a pris différentes mesures, à commencer par la fermeture, le temps d’une journée, de l’ensemble des établissements scolaires de la commune. De plus, et alors que la Fête communale se tiendra ce week-end, un arrêté a été pris afin d’interdire « la vente, le transport et la consommation de boissons alcooliques ou fermentées » jusqu’au dimanche 2 août à minuit.
Appel au respect et au civisme
Cette décision intervient dans un contexte particulier alors que le « climat de tension » perdure toujours au sein même de la tribu, plus de deux ans après les faits. « Les autorités de l’État ont pris cette mesure préventive afin de limiter les risques de troubles à l’ordre public et de garantir la sécurité de tous », déclare l’édile, appelant dorénavant « chacun à faire preuve de responsabilité, de respect et de civisme durant cette période ». « Le respect de cet arrêté contribuera au bon déroulement de la reconstitution judiciaire ainsi qu’à la réussite de notre fête communale, dans un esprit de paix, de respect mutuel et de cohésion », conclut-il.
Claire Gaveau


