De la domination écrasante de Tadej Pogacar au tour contrasté des coureurs français… Quel bilan faire de ce 113e Tour de France, qui aura vu le peloton rouler de Barcelone à Paris.
Tadej Pogacar intouchable
Tadej Pogacar a, sans surprise, dominé cette nouvelle édition pour décrocher son cinquième Tour de France. Avant même son 28e anniversaire, il rejoint ainsi Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain au rang des quintuples vainqueurs de la Grande Boucle. Mais, lui, a encore l’avenir devant lui. Et il l’a dignement prouvé en signant cinq victoires d’étape cette année (3e, 6e, 10e, 14e, 19e).
La détermination de Mathieu Van der Poel
Triple vainqueur de Paris-Roubaix, en 2023, 2024 et 2025, Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech) a déjà prouvé à maintes reprises son amour des pavés. Il l’a une nouvelle fois renouvelé, dimanche, lors de la 21e et dernière étape du Tour de France. A Paris, que ce soit dans les rues pentues de Montmartre ou sur les Champs-Elysées, il a prouvé qu’il était le plus fort sur ce terrain tant détesté. Après s’être fait la malle avec Tadej Pogacar dans l’ultime ascension vers le Sacré Cœur, il a ensuite résisté au groupe de sprinters revenu en flèche dans sa roue. Mais, Mathieu Van der Poel en rêvait et il l’a fait. Au bout de l’effort, pour seulement quelques centimètres devant son coéquipier Jasper Philipsen, il s’est imposé sur les Champs-Elysées.
L’apprentissage de Paul Seixas
Samedi, au sommet de l’Alpe d’Huez, Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM) avait versé quelques larmes. C’est là , dans ce lieu mythique du Tour de France, qu’il a vu s’envoler ses rêves de podium. Pour autant, dès le lendemain, sur les Champs-Elysées, la pépite tricolore avait retrouvé le sourire. Il faut dire qu’à seulement 19 ans, pour la toute première Grande Boucle de sa carrière, Paul Seixas termine à une magnifique quatrième place. « J’ai bataillé pour le podium pendant trois semaines, c’est un très bon Tour. C’est de l’apprentissage, on a pris des risques. Même si ça ne paye pas, c’est de l’expérience pour la suite », a-t-il réagi au micro de France Télévisions. Et la performance prend encore plus de relief quand on regarde le passé alors qu’il est le plus jeune coureur de l’histoire à prendre le départ depuis 1937. Et, au XXIe siècle, il n’est que le sixième Français à terminer dans le top 4 après Thomas Voeckler en 2011, Jean-Christophe Péraud et Thibaut Pinot en 2014, Romain Bardet en 2016 et 2017 et enfin David Gaudu, en 2022.
Le bilan contrasté des Français
Avec cinq victoires d’étape pour Tadej Pogacar, trois pour Tim Merlier et deux pour Remco Evenepoel, Richard Carapaz et Mathieu Van der Poel, le peloton a dû se partager de simples miettes. Malheureusement, côté français, aucun n’a réussi à décrocher de succès cette année. Seul Lenny Martinez (Bahrain Victorious) à l’Alpe d’Huez et Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM) au Markstein et au Lioran, sont passés plus ou moins proche. Un zéro pointé sur les routes du Tour de Fance, cela n’était pas arrivé aux Français au XXIe siècle. Pour autant, en prenant un peu de hauteur, le bilan tricolore est loin d’être mauvais alors que trois coureurs tricolores intègrent le top 10 : Paul Seixas (4e), Lenny Martinez (5e) et Jordan Jegat (10e, TotalEnergies). Avec l’espoir, surtout, de voir une belle génération prendre le relai des Thibaut Pinot, Romain Bardet et Julian Alaphilippe…
C.G.


