Ça serait mieux en effet si Bakou s’occupait d’autre chose que de nous, comme de son niveau de vie, de son PIB ou de ses libertĂ©s. Mais bon… L’AzerbaĂŻdjan dont on a une très vague idĂ©e de son positionnement sur le planisphère a dĂ©cidĂ© de s’en prendre Ă la France en menant une propagande Ă la soviĂ©tique Ă©hontĂ©e et Ă une dĂ©sinformation Ă la fois dangereuse et ridicule. La question est de savoir pourquoi Bakou perd son temps à ça et pourquoi la France ne dit rien ? Dans leur ensemble les AzĂ©ris « heç vecinÉ™ almamaq » comme on dit chez eux. En gros ça veut dire qu’ils se moquent comme d’une guigne de la Nouvelle-CalĂ©donie. En fait, ils ne nous ont pris en grippe que parce que Moscou et le cousin Poutine le leur ont demandĂ© et qu’ils obĂ©issent Ă tout ce que le tsar exige. Aujourd’hui ce sont « les colonies » françaises, demain ça sera autre chose en fonction de la gĂ©opolitique du Kremlin. En revanche, il est regrettable qu’à part demander aux Français d’éviter de se rendre en AzerbaĂŻdjan (mais qu’est-ce qu’on irait y faire, c’était comme aller en Syrie du temps de Daech), le Quai d’Orsay, mais aussi Matignon ou l’ÉlysĂ©e, n’ont apparemment rien Ă redire aux fanfaronnades d’Aliev, de ses sbires et de son GIB. Je sais pas, mais ça fait petit bras, et mĂŞme un peu poule mouillĂ©e. On pourrait au moins convoquer l’ambassadeur et lui dire de demander Ă son prĂ©sident de la fermer un peu, non ?Â
Lucien LacombeÂ



