Employée comme cheffe comptable dans une entreprise de Nouméa, une femme de 41 ans a été reconnue coupable d’avoir détourné plusieurs millions de francs au préjudice de son employeur entre mars et août 2023. Depuis que l’affaire a éclaté, elle a disparu des radars. Probablement installée en Métropole, elle a été condamnée à une peine de prison ferme et devra indemniser la victime.
Entre la signature de son CDI et les premiers détournements, elle n’aura attendu que soixante-douze heures. Au tribunal correctionnel de Nouméa, les magistrats ont attendu en vain cette ancienne cheffe comptable qui n’est jamais apparue à la barre. Et pour cause, depuis qu’on lui reproche des détournements au préjudice de son ancien employeur, cette femme de 41 ans s’est tout bonnement volatilisée. « On juge un fantôme », affirme Me Karine Lacroix, l’avocate de la partie civile.
Les faits remontent à 2023. Recrutée quelques mois plus tôt en contrat à durée déterminée au sein d’une société spécialisée dans le remplacement de pneus, la quadragénaire est titularisée en CDI en mars. Selon les éléments recueillis au cours des investigations, c’est à peine trois jours après la signature de son contrat qu’elle commence à détourner les fonds de l’entreprise. C’est le chef d’entreprise lui même qui s’est chargé de raconter aux magistrats sa mésaventure. Il commence ainsi par raconter qu’il s’est laissé amadouer par sa collaboratrice qui avait de nombreux problèmes financiers. « Elle a abusé de ma confiance. Elle était interdite bancaire. Elle avait des difficultés pour trouver un logement. Je lui ai fait confiance, elle m’a pris par les sentiments », explique-t-il. Soucieux de l’aider, il indique que son entreprise réglait même son loyer et qu’il s’était porté caution pour la location de son appartement.
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Légende photo : La quadragénaire a été condamnée à six mois d’emprisonnement ferme.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche



