Le 28 juin, les Calédoniens seront appelés aux urnes pour élire leurs conseillers provinciaux et du Congrès en même temps. Un système original, hérité des accords de Matignon, qui mérite d’être expliqué.
Un seul tour, un seuil à franchir,une p roportionnelle à la plus forte moyenne. Le système électoral provincial est à la fois simple dans son déroulement et subtil dans ses effets. Voici les règles qui détermineront, le 28 juin, la composition des trois assemblées provinciales et du Congrès.
Un bulletin, deux élections, trois institutions
Derrière un seul bulletin glissé dans une seule urne se jouent en réalité deux élections distinctes. C’est l’architecture institutionnelle imaginée par les accords de Matignon de 1988 : les élections provinciales désignent à la fois les membres des assemblées de province et les représentants du Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Les cartes d’électeurs le formulent d’ailleurs explicitement : il s’agit d’abord d’un vote pour le Congrès, puis, avec le même bulletin, d’un vote pour l’assemblée de province. Et ce n’est pas tout. Ces deux élections en entraîneront mécaniquement une troisième, en cascade : l’élection du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Ce sont en effet les 54 membres du Congrès, une fois réunis, qui procéderont en juillet au vote pour désigner les membres du gouvernement. Un suffrage indirect, au bout d’une longue chaîne qui prend sa source dans le geste de chaque électeur le 28 juin.
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Béryl Ziegler

