Deux ans après les émeutes, la décision de non-lieu prononcée dans ce dossier a provoqué, selon la CPME-NC, « une onde de choc profonde » chez de nombreux Calédoniens. Dans un communiqué, l’organisation patronale pose la question sans détour : à qui revient, en définitive, le coût du chaos ?
Apolitique, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) ne souhaite pas commenter les décisions de justice. Mais « être apolitique ne signifie pas être indifférent aux conséquences économiques et humaines de ces événements », précise l’organisation patronale dans un communiqué. Pour des milliers de victimes, le non-lieu accordé aux émeutiers survient alors que « les blessures sont toujours ouvertes, que les destructions sont encore visibles, que les conséquences économiques et humaines continuent de se faire sentir chaque jour ». Faut-il le rappeler ? Durant les émeutes, près de 500 établissements ont été détruits à plus de 75 % ; le PIB (produit intérieur brut) a reculé de 13,5 % entre 2023 et 2024 ; plus de 11 600 salariés du privé ont perdu leur emploi entre mars et décembre 2024 ; et la facture globale est estimée à 240 milliards de francs. Durant cette période trouble, des centaines d’entreprises, de commerçants, d’artisans et de PME ont vu leur outil de travail « détruit, pillé ou durablement fragilisé ». Or, derrière chaque enseigne fermée, rappelle la CPME-NC, il y a des emplois perdus, des familles fragilisées, parfois des décennies d’investissement réduites à néant. Sur le terrain, un sentiment s’est ancré : celui de « l’impunité face à la ruine », souligne l’organisation patronale.
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Légende photo : Christophe Dauthieux, président de la CPME-NC.
Béryl Ziegler

