Face à l’augmentation des incivilités sur la commune du Mont-Dore, le député Nicolas Metzdorf avait interpellé le ministre de l’Intérieur afin de renforcer le nombre d’escadrons de gendarmes mobiles en action sur le territoire. Une demande balayée d’un revers de main par le pensionnaire de la place Beauvau.
Voitures brûlées, caillassages, cambriolages… La situation sécuritaire du Mont-Dore s’est dégradée ces derniers jours. Pourtant, dans le même temps, l’État a décidé de lever l’ultime poste de sécurité installé au nord de la tribu de Saint-Louis. Une décision qui avait entraîné interrogations et inquiétudes dans les rangs de la municipalité mondorienne. « Je suis pleinement consciente de la mobilisation quotidienne des forces de l’ordre et tiens à saluer leur engagement dans un contexte particulièrement exigeant. Pour autant, les moyens déployés doivent être à la hauteur de la situation à laquelle nous sommes confrontés », avait ainsi déclaré Nina Julié, la première édile de la commune, appelant à un renforcement « immédiat » des forces de l’ordre.
Nicolas Metzdorf, le député de la première circonscription, avait lui directement écrit à Laurent Nunez, le ministre de l’Intérieur. « Ce ne sont pas des faits divers isolés, c’est le signal que ce retrait est intervenu au pire moment ». Pour lui, « le territoire ne peut plus fonctionner par rotations d’escadrons mobiles, des renforts de passage qui repartent au moment où ils commencent à connaître le terrain. Ce qu’il nous faut, ce sont des gendarmes affectés en brigade, en permanence, pas seulement des renforts qu’on nous retire dès qu’un incident se déclare ailleurs. »
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Légende photo : Lundi, le Haut-commissariat avait tenu à faire un point sur le dispositif de sécurité au Mont-Dore, commune durement impactée lors des émeutes de 2024.
Claire Gaveau



