En 2025 dans les trois provinces, 7 363 élèves de primaire, depuis la grande section, et de 6e, ont bénéficié d’une visite de santé scolaire. Un chiffre important qui illustre la mobilisation des services de santé. Et ce à un moment où l’on a le plus besoin d’eux. En effet, directeurs d’école, professeurs des écoles et instituteurs sont confrontés dans certains établissements et certains quartiers à des problèmes sanitaires, mais aussi sociaux, graves, auxquels ils font face comme ils peuvent. Cette situation alarmante est aussi une des conséquences des émeutes de la CCAT qui ont précipité une frange non négligeable de la population dans la précarité. Le résultat est que lorsque l’on est contraint à se priver de tout, y compris manger, il y a des frais que l’on n’assume plus, à commencer par ceux de la santé. Par ailleurs, si l’on bénéficie de l’Aide médicale gratuite, le manque de personnels soignants accroît les délais d’obtention de rendez-vous. Enfin, à cette situation catastrophique s’ajoutent les parents défaillants qui ont fait des enfants, mais sont incapables de s’en occuper. Tout cela fait qu’à l’école, le nombre d’enfants en mauvaise santé atteint des taux vertigineux et angoissants, qui font que dans certains secteurs, la Nouvelle-Calédonie fracassée fait figure de pays sous-développé.
Lucien LacombeÂ

