C’est une information exclusive de La voix du Caillou : les juges d’instruction du tribunal de Paris viennent de rendre une ordonnance de non-lieu dans le dossier des émeutes de mai 2024 visant Christian Tein, leader de la CCAT, et son état-major.
L’information vient de tomber, ce vendredi 5 juin : selon les informations exclusives de La voix du Caillou, les trois juges d’instruction du tribunal de Paris ont rendu une ordonnance de non-lieu dans le dossier CCAT.
Selon l’ordonnance que nous avons pu consulter, les juges d’instruction ont conclu que « rien ne permettait d’impliquer Christian Tein dans les infractions, les seuls éléments à charge au dossier étant des discours, et les investigations n’ayant identifié aucune conversation ou réunion occulte ou clandestine, aucun échange de SMS ou écoute allant de sens […] Au contraire, le dossier comprenait un nombre extrêmement important d’éléments attestant du caractère manifeste de la volonté de Christian Tein ou de la CCAT d’appeler au calme et d’aller à la désescalade. »
Le parquet fait appel
L’information judiciaire visait Christian Tein, leader de la CCAT et actuel président du FLNKS, ainsi que son état-major, pour leur implication présumée dans l’organisation et la préparation de l’insurrection du 13 mai 2024, faisant 14 morts (dont deux gendarmes) et des milliards de francs de dégâts. Le 17 janvier dernier, les juges d’instruction avaient rendu un avis de fin d’information. Cette étape clé dans un dossier d’instruction avait marqué la clôture des investigations. Les magistrats instructeurs estimaient ainsi avoir accompli l’ensemble des actes d’enquête, à charge comme à décharge, pour s’approcher d’une vérité judiciaire après 576 jours d’enquête.
Vendredi, le parquet de Paris a cependant précisé à l’Agence France Presse qu’il avait annoncé de telles réquisitions mais “pour le mois de juillet, un magistrat ayant été affecté à plein temps depuis plus d’un mois pour analyser ce dossier de près de 11.500 pièces de fond”. Il a donc décidé de faire appel du non-lieu, estimant nécessaire qu’il soit procédé à des actes d’investigations complémentaires.
Qui étaient les militants visés dans la procédure ?
Hormis Christian Tein, leader de la CCAT et président du FLNKS, Frédérique Muliava, ancienne directrice de cabinet de Roch Wamytan, et Brenda Wanabo, responsable de la communication de la CCAT et présidente du conseil d’administration de Djiido, étaient mises en examen dans le dossier. On peut aussi noter la présence des quatre autres militants qui avaient été transférés en Métropole : Dimitri Tein-Qenegei, Guillaume Vama, Erwan Waetheane et Steeve Unë. Plusieurs militants indépendantistes considérés comme des membres actifs de la CCAT, parmi lesquels Darewa Dianou, Joël Tjibaou, Casimir Bolo, Gilles Jorédié, Louis Houmou, Daniel Zikon, Florenda Nirikani avaient également été mis en examen.
Retrouvez notre dossier complet et détaillé sur cette affaire dans notre édition de lundi.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche (avec Claire Gaveau)




Cela fait longtemps que la justice française s’immisce dans la politique au lieu de rendre une justice impartiale dans le respect de son statut. En métropole, on l’a vu avec la répression des Gilets Jaunes, celle des mouvements de droite ou de la presse de réinformation, tandis que less fachos et les casseurs d’extrême-gauche ne sont jamais sanctionnés, comme on l’a encore vu il y a une semaine. Dans les émeutes du 13 mai 2024 et leurs résultats calamiteux pour tout l’archipel calédonien et notemment la province Sud, il n’y aurait donc aucun responsable de l’organisation de ces actions d’émeute et de vandalisme ? aucun coordonnateur des évènements ?..;. On a dû rêver ! le responsable des dégâts divers et variés n’était donc probablement que celui du passage d’un cyclone météorologique qu’on n’avait pas vu venir ? Il faut protester contre un tel scandale et exiger le respect des citoyens et des électeurs. Et Mélenchon en rajoute en promettant l’indépendance sans consultation des citoyens ! Encore un dictateur en puissance, nostalgique du soviétisme, admirateur de Chaves et de Maduro !. Il faut que les prochaines élections territoriales manifestent clairement la volonté du peuple de Nlle-Calédonie, toutes populations confondues capables de réalisme et de bon sens et que les indépendantistes de bonne fois, embobinés par les agitateurs idéologues du FLNKS, ouvrent les yeux sur les risques et less dangers d’une fausse indépendance, alors que le statut actuel d’autonomie interne offre toutes les possibilités pour un développement harmonieux du territoire dans l’intérêt de toutes les communautés. Ils peuvent faire quelquess comparaisons utiles avec les iles prétenduments indépendantes de leur voisinage et dont l’avenir économique et sécuritaire est plus menacé que celui de la Nouvelle-Calédonie.