Pour permettre à l’économie calédonienne de tenir encore deux ans en l’absence d’accord institutionnel, l’objectif est de faire adopter ces mesures avant la fin de la mandature en cours.
Depuis plusieurs mois déjà, le monde économique calédonien alerte sur l’imminence d’une rupture. Un point d’effondrement. Le 30 mars dernier, un collectif de chefs d’entreprises, de représentants d’organisations patronales et associatives, et de syndicats signait déjà dans le Journal du dimanche une tribune appelant à « sauver une économie à bout de souffle ». Pendant deux ans, les entreprises ont consommé leur trésorerie pour continuer de vivre « et sans mesures d’urgence, il est impossible que notre tissu économique tienne deux ans de plus », affirme un observateur au Medef. Pour le président de l’organisation patronale Bertrand Courte, c’est simple, « on ne pourra pas sauver tout le monde. L’idée, c’est d’aider les entreprises qui le peuvent à tenir encore. Mais la seule vraie solution c’est la reprise et la croissance ».
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Isabelle Peltier



