Le futur navire Betico 3, destiné à assurer la desserte maritime entre la Grande Terre et les îles Loyauté, voit déjà sa facture augmenter… avant même le début de sa construction. Une situation qui illustre les tensions économiques actuelles, mais qui soulève aussi des interrogations sur la solidité du projet.
À l’origine, le cadre semblait pourtant maîtrisé. Le chantier naval avait été sélectionné en novembre 2025 sur la base d’une offre valable jusqu’au 31 mars. Mais depuis, le contexte international est venu bouleverser ces équilibres. « Nous avons dû prolonger l’offre, mais entretemps, le coût des matières premières a augmenté », explique Édouard Castaing, directeur de Sudîles, exploitant du Betico.
Une hausse des coûts dans un contexte incertain
La guerre en Iran et ses répercussions sur les marchés internationaux ont entraîné une hausse du prix des matériaux utilisés dans la construction navale. Résultat : une nouvelle cotation a été établie, avec une augmentation d’environ 5 %. « Tant que le contrat n’est pas signé, le prix peut continuer à évoluer », précise Édouard Castaing. Malgré cette hausse, Sudîles assure que le projet reste viable. Le business plan a été actualisé afin d’intégrer ces nouvelles données économiques.
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Légende photo : Le Betico 2 approche des 20 ans d’âge, ce qui risque d’induire des pannes de plus en plus fréquentes
Hugo Hmana



