Lors de sa dernière séance plénière, la commission de la santé et de la protection sociale du Conseil Économique, Social et Environnemental a examiné une pétition concernant les soins visuels, une problématique de santé qui pénalise les Calédoniens.
Récemment, le CESE a mis en place un dispositif participatif qui permet à des citoyens de pétitionner sur des sujets de société sur le site dédié du Conseil. Lorsque ces pétitions obtiennent 400 signatures et plus, le CESE s’engage à examiner le problème en question et à y rendre un avis. En commission, le CESE a donc examiné cette pétition intitulée « Pour un accès équitable aux soins visuels en Nouvelle‑Calédonie ». Le constat est en effet inquiétant puisqu’il y a en Nouvelle‑Calédonie deux fois moins d’ophtalmologues qu’en métropole. La Nouvelle‑Calédonie compte environ une dizaine d’ophtalmologues libéraux et, sur Nouméa, la moitié d’entre eux est déjà à la retraite mais poursuit son activité. Il en résulte que le temps d’attente pour obtenir un rendez‑vous chez un ophtalmologue est relativement long, la moyenne est d’environ trois mois, ce qui pousse certains patients à renoncer aux soins. La pétition dont le CESE s’est saisi émane d’une proposition du syndicat des opticiens lunetiers, regroupant 27 professionnels sur les 30 opticiens présents en Calédonie, et qui propose un parcours de soins en binôme médecin généraliste / opticien. Selon le syndicat, le médecin généraliste, qui connaît ses patients, ses antécédents médicaux et ses pathologies, pourrait conseiller à son patient de consulter un ophtalmologue ou d’aller directement chez un opticien.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !
Légende photo : Le CESE en séance plénière, sous la présidence de Jean-Louis d’Anglebermes.
Nicolas Vignoles



